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Islande

Islande : roadtrip de 5 jours en hiver

Après un magnifique séjour à Annecy en hiver en février 2022, nous avions envie pour février 2023 de paysages sauvages, d’étendues de glace et de neige, de climat rude et d’aventure. Après quelques semaines de réflexion et d’organisation, nous avons finalement opté pour un roadtrip en Islande en hiver, en amoureux. Suivez-nous pendant notre voyage en Islande, un séjour de 5 jours intenses sur la Terre de Glace et de Feu !

Balade quasi nocturne face au Kirkfujell
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Notre itinéraire

Numéro 3 étant lâchement abandonné à de gentils et dévoués grands-parents, il nous fallait organiser ce séjour sur un temps raisonnable. Afin d’éviter les samedis, synonymes pendant les vacances scolaires de tarifs de billets d’avion prohibitifs, nous sommes partis du dimanche au vendredi.

Voici notre programme et notre itinéraire pour ce roadtrip en Islande en hiver :

J1 : arrivée à Reykjavik à 14h. Voiture de location à récupérer et trajet jusqu’au Cercle d’Or, Thingvellir

J2 : Cercle d’Or ; Geysir, Gulfoss, Thingvellir, cratère Kerid, bains géothermiques Fontana

J3 : côte sud ; excursion sur le glacier Sólheimajökull, Vik, plage et cascades

J4 : péninsule de Snæfellsnes

J5 : péninsule de Snæfellsnes et Reykjavik

J6 : vol retour à 6h

A lire également : comment préparer son roadtrip en Islande 

 

Jour 1 : vol Paris Reykjavik et Cercle d’Or

Voici la carte de notre trajet du jour.

Trajet en avion et voiture de location

Nous déposons, comme toujours, notre voiture dans un parking d’hôtel grâce à OnePark (bénéficiez de notre remise spéciale de 10% sur leurs parkings sécurisés ici) avant de partir en Islande. Notre vol se passe très bien avec la compagnie Play et dans le hall d’arrivée à Keflavik (localité de l’aéroport international de Reykjavik), après 10′ d’attente, nous identifions la personne qui effectue la navette aéroport/loueur de voitures.

Nous sommes les seuls à monter dans le minibus et à peine un quart d’heure après, nous voilà au comptoir du loueur. Un autre employé nous explique dans un anglais rapide et à l’accent islandais, que nous devrions prendre une assurance supplémentaire, qu’il faut faire attention au mauvais temps, aux éboulis, au vent qui arrache les portières… Finalement, après 2 signatures, nous voici dans le Dacia Duster 4×4 réservé depuis plusieurs semaines.

Duster 4×4, la voiture la plus vue en Islande !

1ère surprise, il est blanc, ce qui est moche. 2ème surprise, il est censé n’avoir que 6 ans max mais les bas de caisse sont déjà rouillés. Il faut dire que l’humidité, la pluie et le sel n’arrangent pas les voitures en Islande. 3ème surprise, il y a 280.000 km au compteur ! Et enfin, après quelques mètres, on se rend compte que la 3ème passe difficilement. Les voyants ABS et anti-patinage, quant à eux, clignotent un peu comme ils veulent. 4ème surprise !

Tant de surprises nous émeuvent évidemment, mais pas de temps à perdre, il nous reste 2h30 de jour.

CurfewSeries car driving coming on my way GIF

Tout savoir sur la location de voiture en Islande

Premiers paysages et direction Thingvellir

Nous quittons Keflavik, qui, comme toute localité proche d’un aéroport, n’est pas d’une beauté bouleversante. Notre itinéraire nous fait passer près de Reykjavik puis nous découvrons enfin les premiers paysages islandais.

Ainsi, voici les fameux champs de lave. Des étendues sombres de cailloux plus ou moins gros, de formes plus ou moins biscornues. C’est plutôt triste et à vrai dire, pas très joli.

On remarque l’absence de toute verdure et d’arbres.

Après un peu plus d’une heure de route, nous voici sur le parking n°1 de Thingvellir qui va nous offrir les premiers beaux paysages islandais tant attendus.

 

Thingvellir

C’est quoi Thingvellir ?

Ce site est un des plus connus d’Islande. Il s’agit d’un parc national qui présente un intérêt géologique et historique.

Il a d’ailleurs été classé sur la liste du patrimoine de l’humanité de l’UNESCO en 2004.

Ce parc national fait partie du Cercle d’Or qui regroupe en quelques kilomètres, 3 sites très renommés : Thingvellir, Geysir et Gullfoss.

Ce sont les incontournables de l’Islande et c’est une bonne introduction à une visite du pays.

Si vous ne souhaitez pas conduire dès le début du séjour ou pas conduire du tout, vous pouvez réserver une visite du Cercle d’Or d’une journée accompagnés d’un guide. Cela permet de découvrir ces 3 sites importants avec toutes les explications d’un guide, d’avoir une journée de moins de location de voiture et ainsi bien appréhender votre séjour.

En Islandais, cela s’écrit Þingvellir.

 

Que voir à Thingvellir ?

Une fois garés sur le P1, il faut passer par un bâtiment en bois près des toilettes près desquelles on peut s’acquitter du prix du parking. Après avoir réglé 750ISK (soit 5€) par CB, nous sommes sur le sentier qui permet de faire le tour du parc national et voir les principaux centres d’intérêt. Cette randonnée dure 2 heures. Normalement. Il pleuvait tellement et le vent nous cinglait tellement le visage que nous avons écourté la visite !

Lac Þingvallavatn

Une plate-forme en bois matérialise le début de ce parcours. De là, on a une vue sur le grand lac Þingvallavatn, profond de 114 mètres.

lac Þingvallavatn islande
lac Þingvallavatn
Un point de rencontre entre les plaques tectoniques nord américaine et eurasiatique

Une fois descendus de la plate-forme, il suffit de suivre les planches de bois. On remarque évidemment, même sous la pluie et le vent, les particularités géologiques de l’endroit. Situé sur un point de rencontre entre les plaques tectoniques nord américaine et eurasiatique, il présente d’impressionnantes failles et fissures.

L’histoire de la nation islandaise

Thingvellir a une importance historique et symbolique toute particulière aux yeux des Islandais. C’est LE site le plus important pour toute l’histoire islandaise.

C’est dans ce véritable amphithéâtre naturel que l’Alþing fut créé. Il s’agit du plus vieux parlement d’Europe. 

Est-ce à cause de la pluie battante, du vent cinglant nos visages enfermés dans nos manteaux Wedze, de nos membres trempés et frigorifiés ? Quoi qu’il en soit, nous n’avons pas été particulièrement touchés par cet endroit.

Vous verrez néanmoins des panneaux qui vous expliqueront toutes ces références historiques (et géologiques) au fil de votre balade.

La cascade Öxarárfoss

On arrive assez vite à un des points forts, niveau paysage, du parc : la cascade Öxarárfoss.

Cascade paysage enneigé islande

Une petite parenthèse linguistique ?

La rivière qui est à l’origine de cette cascade s’appelle l’Oxara.

Au coeur de Cercle d’Or, on peut voir aussi Gullfoss.

Une idée du suffixe islandais qui signifie cascade ?

Et oui, foss, vous êtes forts ! Au cours de notre séjour, on verra Skógafoss, Seljalandsfoss, Bjarnarfoss, Kirkjufellsfoss

Bref, Öxarárfoss est une jolie cascade que l’on peut approcher facilement.

La lumière du jour décline sérieusement, la pluie s’est un peu calmée mais on est trempés jusqu’aux os.

Un panneau nous indique ce qu’il nous reste à voir, et c’est Langistigur qui nous intéresse. On note le numéro du parking pour y accéder plus facilement le lendemain si le temps le permet.

Nous décidons donc d’interrompre notre visite de Thingvellir et de la reprendre le lendemain.

Miss Piggy Frown GIF by Muppet Wiki

Si vous y allez en été et que vous avez plus de chance que nous avec le temps, il y a une activité originale à faire : du snorkelling à Silfra. Au coeur de Thingvellir, faites l’expérience exceptionnelle du snorkeling entre les plaques tectoniques eurasienne et américaine. Il s’agit d’un site incontournable de la plongée en Islande. En effet, ce site de snorkeling avec ses eaux d’un bleu magnifique offrant une visibilité allant jusqu’à 100 mètres est unique !

Première nuit au logement à Laugarvatn

Nous rebroussons chemin et sommes contents de retrouver notre Duster pour s’y abriter.

Vingt minutes après, nous découvrons notre 1er logement. Il s’agit d’un ancien lycée avec internat réhabilité en auberge de jeunesse, à Laugarvatn.

Héraðsskólinn Historic Guesthouse
Héraðsskólinn Historic Guesthouse

A la vue de cet établissement entouré de neige, j’ai comme un flash, je revois l’hôtel de « The Shining » ! Certes, la construction est plus simple, mais il y a un petit quelque chose.

stanley kubrick the overlook hotel GIF

Dans les longs couloirs, quand j’aperçois de vieilles photos de groupe d’internat, ça m’y fait penser à nouveau…

The Shining Carpet GIF by Film at Lincoln Center

Mais l’ambiance est tellement cosy et les hôtes accueillants que cette idée glauque disparaît rapidement, heureusement ! Il y a beaucoup de vieux objets et la déco est très sympa. Un logement agréable et à l’excellent rapport qualité prix au coeur du Cercle d’or.

La salle de restauration, à côté de la bibliothèque

Au sous-sol, frigo, micro-ondes (pour réchauffer les plats industriels ramenés dans nos bagages!) et un billard. On est au top !

Jour 2 : le Cercle d’Or

Après une bonne nuit (sans cauchemar Shining-esque !), nous prenons le petit déjeuner proposé par l’auberge de jeunesse pour le tester. Certes, l’investissement est conséquent, 20€, mais c’est un buffet très réussi. On peut tester le saumon fumé au petit matin avec du pain à l’ail et de la charcuterie. Un délicieux gros bol de Skyr goût fruits rouges achève de remplir notre estomac pour une bonne partie de la journée.

Le Duster nous attend, prêt pour cette nouvelle journée dont voici l’itinéraire, à travers le Cercle d’Or.

Geysir

Sous un ciel plombé, nous atteignons rapidement Geysir. Un grand parking permet de se garer facilement. Un bâtiment en bois élégant regroupe resto, bar et boutiques.

Il suffit de traverser la route pour se retrouver sur un sentier bien délimité qui permet de découvrir Geysir. Ce chemin à suivre se parcourt en 1 heure en prenant son temps.

Il y a un abus de langage a appelé cet endroit Geysir. Certes ce champ géothermique fait partie des endroits avec la plus haute activité géothermique de toute l’Islande, mais Geysir est en fait le nom du plus gros geyser de la zone. Et Geysir est aujourd’hui inactif, et ce, depuis plusieurs années.

Qu’importe, nous voici entourés de fumées et fumerolles, de bassins, d’eaux bouillonnantes et autres activités étonnantes telles que les jets réguliers de Strokkur, le seul vrai geyser actif à Geysir.

Des panneaux nous alertent sur les hautes températures des eaux parfois bleutées et pourtant à portée de main.

Il y a 4 geysers sur le site : little Geysir, little Strokkur, Geysir et Strokkur.

 

Strokkur

Mais LA star du lieu est bien Strokkur. Le seul geyser actif digne de ce nom. Les autres sont soit riquiquis, soit inactifs. Dès qu’on s’approche, on ne peut que remarquer les photographes massés à proximité de Strokkur, prêts à dégainer pour obtenir le plus beau cliché d’un des jets du geyser.

Photographes en attente

Les jets de Strokkur atteignent parfois 20m, une dizaine de mètres en général. Il suffit d’attendre entre 5 et 10′ pour que cela se produise.

éruption geyser strokkur islande
Strokkur dans ses oeuvres

Trois petits conseils :

  • venez tôt car le nombre de photographes présents augmente de façon exponentielle
  • repérez le sens du vent pour éviter de vous prendre des litres d’eau bien chaude sur le visage à la prochaine éruption
  • et si, comme nous, vous n’êtes pas des pros de la photo, lancez une vidéo sur votre smartphone, vous pourrez alors obtenir le cliché du jet à son sommet grâce à une capture d’écran bien choisie.

Plus loin, on observe de nombreux trous remplis de boue et d’eau bouillonnante qui témoignent de l’activité volcanique, ainsi que deux bassins d’un beau bleu qui bouillonnent en permanence.

Immense bassin fumant où une eau bleutée frémit sous les assauts du vent, l’emplacement de Geysir nous nargue. On imagine facilement ses puissants jets, qui , jusqu’en 2000, projetait de l’eau à plus de 120m de haut.

Aujourd’hui, un petit panneau en bois gribouillé nous informe qu’il est inactif depuis une longue période…

emplacement geysir
L’emplacement de Geysir

A noter que Geysir est le nom de ce geyser mais c’est le mot qui maintenant désigne tous les geysers du monde ! En islandais, il signifie « jaillir ».

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Nous rebroussons chemin, sans oublier de faire une petite halte au Strokkur pour voir à nouveau un jet de celui-ci. Puis, nous retournons sur le parking avant de faire 10km en direction de Gullfoss.

 

Gullfoss

C’est le moment de vérifier si vous avez bien retenu notre point linguistique de tout à l’heure… Un nom avec un suffixe en –foss, c’est forcément ? Une cascade, gagné ! Et si vraiment vous aimez l’Islandais, sachez que Gull signifie or. Vous pouvez maintenant traduire le nom de Gullfoss. Elle est pas belle la vie ?

Un immense parking gratuit nous permet de nous garer facilement près du grand centre d’accueil. Ce dernier rassemble boutiques et resto.

boutique gullfoss
Boutique de Gullfoss

Si vous souhaitez ramener des souvenirs à votre famille ou acheter des habits imperméables que vous n’avez pas eu la présence d’esprit de ramener, on vous conseille de profiter de cet endroit. Il s’agit pour nous de la plus belle boutique de souvenirs du séjour. Et, à moins d’un arrêt à Reykjavik centre, vous n’êtes pas près de trouver un magasin de cadeaux et/ou de vêtements digne de ce nom.

Accès à Gullfoss

Un sentier mène aux différents points de vue permettant d’observer la cascade. En été, un accès supplémentaire permet de s’en approche davantage.

En ce qui nous concerne, c’est l’hiver. Le ciel se dégage un petit peu, aidé par des rafales de vent d’une puissance inconnue de nous. C’est bien simple, on a du mal à tenir debout !

News Stop GIF

On parvient tout de même à parcourir les 300 mètres qui séparent le parking de Gullfoss.

La cascade se trouve en contre-bas et en impose dès la 1ère vue. Effet Waouh garanti !

gullfoss islande
Gullfoss

La sensation de puissance est impressionnante. Il y a ce bruit ininterrompu, un vacarme assourdissant qui se mélange avec le bruit du vent, le nuage permanent d’écume…

Gullfoss se décline sur deux étages : la première chute fait 11 mètres et la seconde 21 mètres, le tout sur une largeur de 70 mètres.

Nous nous écartons de la cascade pour accéder à un autre point de vue plus haut. Le vent nous maltraite et tant bien que mal, nous arrivons à prendre un cliché ou 2.

De là, on voit mieux comment l’eau s’engouffre avec une force incroyable dans ce canyon de basalt.

Nous repartons, presque sonnés ; nos sens ont pris cher (comme dirait Numéro 2) !

Il est encore tôt dans la journée et nous continuons de suivre notre itinéraire vers le cratère Kerid.

 

Cratère Kerid

56 kilomètres séparent Gullfoss du cratère Kerid. En Islandais, cela s’écrit Kerið.

Comme beaucoup d’autres cratères (l’Islande compte 130 volcans), le cratère Kerid possède en son sein un lac de cratère.

Sa particularité est sa facilité d’accès. 10 minutes après avoir garé sa voiture, on peut fouler le cratère du pied, admirer ce lac et même toucher son eau.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le lac n’est pas formé des impressionnantes quantités de précipitations qui peuvent s’abattre sur l’Islande. Il s’agit en fait d’une nappe phréatique rendue visible par l’explosion du sommet du volcan.

Accès et visite

En suivant Gmaps, on parvient sans aucune difficulté au grand parking du cratère. Une petite cabane en bois abrite une personne qui vous déleste de 400 ISK (2.70€) afin de vous permettre d’accéder au site.

On peut faire tout le tour du cratère en admirant le contraste entre le bleu gris du lac gelé et les teintes rouges et noires des roches volcaniques.

cratere kerid cercle d'or
Cratère Kerid

Un escalier plus ou moins naturel permet d’accéder au bord du lac.

Nous voilà revenus à la voiture. Budget low-cost oblige, on enchaîne avec un bon sandwich au pâté ramené de France avant de repartir direction Thingvellir.

Thingvellir (bis)

Si vous vous souvenez bien, nous avions interrompu notre visite de Thingvellir la veille pour cause de tombée de la nuit et de pluie intense.

Nous revoilà donc dans le parc national de Thingvellir, mais cette fois nous nous garons au P3 pour être tout près de la partie qui nous n’avons pas encore vue, Langistigur.

Langistigur

Cette zone du parc semblera peut-être familière aux fans de séries Netflix. En effet, Game of Thrones y a notamment été tourné.

Faisant partie des 0.009% de la population mondiale n’ayant pas vu cette série, on ne peut pas se prononcer.

Sombre histoire

Néanmoins, ce canyon de Thingvellir aurait une histoire bien sombre voire dramatique. Ce serait dans ce passage que des hommes auraient été décapités ou pendus pendant une époque, heureusement maintenant éloignée, où la justice était expéditive et sans pitié.

S.O.S Portières

Nous sortons difficilement de la voiture qui est ballotée dans tous les sens par des bourrasques incroyables.

On comprend maintenant mieux l’employé de la location de voiture qui nous demandait de bien faire attention aux portières. D’un côté, il est quasi impossible de l’ouvrir, de l’autre, à peine la poignée actionnée, la portière semble propulsée et il faut s’accrocher à elle pour qu’elle ne s’arrache !

Chaque pas est difficile, le vent est parfaitement de face et nous empêche d’ouvrir les yeux ! Une fine pluie cingle notre visage sans répit. Heureusement, une fois le sentier descendant emprunté, le canyon nous met un peu à l’abri.

Vers Öxarárfoss

Nous nous sentons tout petits dans ce majestueux décor.

Après une dizaine de minutes de marche silencieuse, nous atteignons Öxarárfoss.

Au fond, on aperçoit Öxarárfoss

Nous rebroussons chemin. Ce qui est particulièrement surprenant sur ce sentier qui fait la jonction entre le P1 et le P3, c’est qu’on passe d’une plaque tectonique à une autre ! En effet, l’Islande est le seul pays au monde où un rift, une faille entre 2 plaques tectoniques, est visible. Ainsi, quand vous descendez le sentier puis le remontez, comme nous l’avons fait en 2 fois, vous passez de la plaque nord-américaine à la plaque eurasienne.

En toute simplicité, nous passons donc en Eurasie et reprenons notre véhicule pour retourner à notre logement.

Ce soir, c’est détente pour nous récompenser d’avoir bravé les éléments : on teste les bains géothermiques islandais !

Music Video Nick GIF by Jonas Brothers

Bains géothermiques de Laugarvatn Fontana

Non seulement nous apprécions notre logement pour son confort et ses espaces communs, mais en plus, celui-ci est juste à côté d’un établissement de bains géothermiques : Laugarvatn Fontana.

Fonctionnement et règlement

En 5 minutes de marche, nous voici devant l’entrée. Le personnel de caisse nous accueille et nous explique le fonctionnement. Les bains de Fontana sont ouverts de 10h à 21h en haute saison. Les prix en 2023 sont de 4990ISK par adulte, soit 33€. Ce n’est pas donné, mais imaginez-vous que c’est 2 fois moins cher que le fameux Blue Lagoon… Petit bonus, grâce à notre logement, nous avons 10% de réduction, sympa non ? Tous les suppléments sont chers : location de peignoir 10€, location de maillot 6.50€, la bière de 33cl 10€…

mad money GIF

Une fois les droits d’entrée acquittés, on passe aux vestiaires. Petite particularité islandaise, on se douche tout nu dans les douches communes après s’être changé… dans un vestiaire commun ! Rassurez-vous, il y a quand même un vestiaire hommes et un vestiaire femmes ! Puis une fois le maillot enfilé, c’est le grand choc thermique. Il faut rejoindre, en maillot de bain, un bassin et donc marcher dehors à 0° ! Cette épreuve passée, chacun a accès aux pouvoirs curatifs des bains de vapeur naturels au bord du lac Laugarvatn. Il y a 3 bassins de taille, de température et de profondeur différentes.

Un des bassins, le plus chaud

Relaxation

Que cela fait du bien de se glisser cette eau si chaude ! Les températures oscillent entre 37° et 40°. L’une des piscines permet d’avoir une magnifique vue sur le lac. Pendant la belle saison, les plus courageux se baignent dans ce lac dont la température dépasse rarement 15°.

lac Laugarvatn
Vue sur le lac Laugarvatn

Il est également possible d’accéder au sauna et hammam.

Cette alternance de bains et de sauna ou hammam est particulièrement relaxante.

Nous repartons détendus et heureux, prêts pour une bonne nuit.

 

Jour 3 le glacier Sólheimajökull, cascades, Vik et la côte sud

Voici l’itinéraire de cette journée :

Excursion sur le glacier Sólheimajökull

Route n°1

Nous prenons la route en direction du sud puis empruntons la mythique route n°1. Cette route circulaire fait le tour de l’île. C’est aussi le départ de plus petites routes.

Après quelques kilomètres sur cette route, le paysage change. Les champs de lave tristounets laissent leur place à des prés, des falaises, des cascades et même la mer !

On retrouve là les paysages tant attendus. Cette route est magnifique et on repère, alors que l’on suit toujours la direction du glacier Solheimajokull, les plus belles cascades que nous souhaitons voir l’après-midi, quand on sera sur le retour.

Voilà deux heures que nous roulons et nous tournons à gauche sur la piste F221. C’est assez accidenté mais ça passe tranquille en 4×4. Nous arrivons à l’heure prévue sur le grand parking, lieu de départ des excursions vers le glacier.

 

Randonnée sur le glacier Sólheimajökull

S’équiper

Plusieurs compagnies organisent cette expédition, que nous avions réservée (ici) quelques semaines auparavant. Nous sommes équipés dès notre arrivée. C’est assez impressionnant d’être ainsi harnaché.

Pas d’inquiétudes, ce « trek » n’a rien de spécialement difficile et n’est pas dangereux. Ce sont des équipements de sécurité. Un glacier est en mouvement permanent et un concours de circonstances malheureuses pourraient conduire à utiliser ce matériel. Mais dans 99.99% des cas, ni le piolet, ni le casque, ni le harnais ne servent. Par contre les semelles à crampons (fournies) sont bien utiles.

Notre guide est français, cela tombe bien pour poser des questions ! Il explique ainsi en anglais et en français.

Après quelques règles de sécurité, notre groupe de 8 personnes se dirige tranquillement vers le glacier.

Atteindre le glacier

Le voilà, il est là. Le guide nous fait prendre conscience de l’impact du réchauffement climatique sur ce glacier. Cette langue de glacier avançait 400m plus loin, il y a seulement 10 ans…

Je sens que c’est le moment de compléter vos connaissances en islandais. Si, si !

Voici les noms de certains glaciers islandais : SólheimajökullVatnajökull, Mýrdalsjökull, Langjökull, Snæfellsjökull.

Vous en déduisez très logiquement que jökull signifie… Oui, glacier !

On retrouve probablement une racine commune au français pour le début du nom, Solheil, c’est bien le soleil.

Sólheimajökull signifie « le glacier où vit le soleil ».

Ce glacier de 10km de long et 2 km de large est en fait une langue glacière de l’immense calotte glaciaire de Mýrdalsjökull. 

solheimajokull islande
Au pied du glacier

Notre guide nous explique pourquoi la glace est bleue ici. Plus la glace est dense, plus elle est bleue. Ou plus exactement, la couleur des glaciers dépend du nombre de bulles d’air coincées dans la glace. Quand un rayon de soleil passe dans la glace, une partie de la lumière est réfléchie. Les jeunes glaciers, formés à partir de couches de neige riches en bulles d’air nous apparaissent blancs. A cause de la pression, les glaciers plus anciens perdent leurs bulles. Une partie seulement de la lumière est alors réfléchie, la glace apparaît bleue.

Encore quelques mètres avec notre petit piolet sur l’épaule et il est temps de chausser les semelles à crampons.

Sólheimajökull trek
Hé hi, hé ho, on rentre du boulot !
Marcher sur le glacier

Une fois équipés des crampons, nous entamons notre ascension du glacier. Un escalier a été taillé dans la glace et nous voici quelques mètres plus haut.

On remarque des monticules noirs ici ou là. Il s’agit des cendres déposées lors de l’éruption du volcan Eyjafjöll en 2010. Cela nous étonne beaucoup, car depuis, le vent devrait avoir disséminé les cendres ou celles-ci devraient avoir été recouvertes de neige. Bref, un peu dubitatifs, nous continuons la balade.

Nous voyons au loin de gros blocs de glace qui dérive en fondant. On remarque des traits noirs qui marquent les traces des éruptions volcaniques passées.

Notre guide nous fait remarquer d’immenses failles. La glace est tout le temps en mouvement et ce déplacement engendre des crevasses qui peuvent être dangereuses. C’est pourquoi il est interdit de marcher sur un glacier non accompagné ou seuls.

Certains passages sont très impressionnants.

Nous faisons demi-tour et la vue sur l’estuaire est magnifique.

Nous croisons d’autres groupes et et rejoignons tranquillement notre point de départ après cette belle marche instructive.

Fan de kayak ? Expérimentez l’émerveillement rendu possible par ces petites embarcations manoeuvrables pour tous en vous approchant de ces structures massives de glace dans la lagune du glacier de Sólheimjökull. Réservez cette balade en kayak unique !

De retour dans notre 4×4, nous prenons la direction de Vik.

 

Vik ou Vík í Mýrdal

Vik est un petit village de 300 habitants, situé sur la côté sud de l’Islande. Malgré ce faible nombre d’habitants, il y a de nombreuses commodités à Vik. Et pour cause, il s’agit en effet du seul village à 70km à la ronde !

Il est possible de monter à l’église, ce qui offre une superbe vue panoramique sur la mer.

vik église islande
L’église de Vik

On se gare derrière la supérette où une très belle vue s’offre également à nous. Celle-ci annonce ce qu’on verra de plus près sur la plage de sable noir. Après quelques emplettes (pain islandais pour accompagner notre reste de pâté de la veille et des chips locales), nous faisons le plein avant de quitter Vik.

 

La plage de sable noir de Vik

On prend donc la route en sens inverse après avoir rempli notre réservoir et nos estomacs. Le spot privilégié pour se rendre sur la plage de sable noir de Vik est Reynisfjara.

Sur la route, on peut observer la jolie église de Reyniskyrka.

Le parking se profile quelques instants après cette pause photographique et nous nous garons à côté de nombreuses voitures et minibus. Le lieu est assurément très fréquenté, même en plein hiver.

Des panneaux recommandent la plus grande prudence. Et quand on voit la puissance des vagues, on comprend aisément ces instructions.

La plage est immense ; le paysage est composé de nuances de gris entre le ciel bas et lourd, la mer agitée et le sable noir.

Ces géants noirs dressés face à la plage sont des Reynisdrangar.  Il s’agit d’un ensemble de rochers qu’on appelle stacks. Chaque stack faisait, il y a bien longtemps, partie des falaises. Petit à petit, avec la puissance conjuguée du vent et de l’océan, ils se retrouvent isolés alors que la falaise a été grignotée.

Autre particularité géologique à observer sur cette plage : les colonnes de basalte. De taille impressionnante, elles sont d’une régularité incroyable.

Les colonnes de basalte

Nous laissons le vent, les vagues et ces paysages surprenants pour reprendre la route. Il est temps de s’approcher au plus près des cascades aperçues à l’aller.

A faire également à Vik

Faute de temps, nous avons passé peu de temps dans les environs de Vik. Si vous avez plus de temps que nous n’en avons eu, vous pouvez :

La grotte de glace de Kotlujokull

Skogafoss

La 1ère cascade sur notre chemin du retour est Skogafoss. Assurément une des plus belles cascades de notre séjour en Islande. 60m de hauteur et 25m de large pour cette puissante chute d’eau. Visible depuis la route, elle est très accessible. Un grand parking est aménagé. A peine garés, on a déjà une vue impressionnante.

Cinq minutes de marche suffisent pour se retrouver au pied de la cascade.

Une fine pulvérisation se propage en fonction du vent. On se sent tout petits (encore plus que d’habitude!)

Sur la droite, une belle volée d’escaliers irrégulière permet d’accéder à une vue au dessus de la cascade.

Nous grimpons tranquillement jusqu’au point de vue, quand même un peu essoufflés.

La vidéo ci-dessous fait prendre conscience de la puissance du débit de cette cascade.

Un sentier permet de remonter la rivière Skoga. Nous ne l’empruntons que sur une centaine de mètres, une pluie plus intense ayant décidé de s’abattre sur nous à ce moment-là.

Moment de poésie

De retour sur la route circulaire 1, nous faisons un crochet d’une centaine de mètres pour admirer une petite cascade de la voiture. Ce petit coin est charmant, avec des cascades nichées au milieu des rochers, quelques fermes isolées et une église perdue.

Et là, une fois cette petite boucle terminée,  nous voici sur la route circulaire à rouler au pas, bloqués par… un troupeau de chevaux qui trottent tranquillement d’un pré à l’autre !

Seljalandsfoss

Trente kilomètres plus loin, nous nous garons sur un nouveau parking, payant celui-ci (800 ISK soit 5.30€).

La belle histoire de la journée ? A peine garés, un couple dans le 4×4 d’à côté s’apprête, lui, à partir. En ouvrant la porte, la passagère fait s’envoler le ticket de parking sans s’en rendre compte. Celui-ci virevolte, profitant du vent islandais pour planer plus que de raison et atterrit gracieusement à quelques centimètres de notre Duster. Dans un élan écolo, je m’en vais ramasser le ticket pour éviter toute pollution durable d’un tel lieu. En jetant un oeil sur celui-ci, je me rends compte que le ticket est encore valable ; il aura donc une 2ème vie sur notre pare-brise.

Friends gif. Matt LeBlanc as Joey looks to the side with a wide smile as he nods his head.

Une petite cahute propose de la restauration rapide. On se rend vite compte, vues les infrastructures et les nombreux bus et minibus garés, Seljalandsfoss est une cascade très populaire. C’est d’ailleurs un des rares endroits d’Islande où l’on verra des touristes faire la queue.

L’eau de Seljalandsfoss est constituée d’eau pure venue du glacier Eyjafjallajökull. Ce nom doit vous dire quelque chose. Mais si, le fameux volcan qui, en 2010, a cloué au sol des centaines d’avion en Europe après son éruption !

Au pied de la cascade, plusieurs points de vue sont possibles, plus ou moins près de celle-ci. En hiver comme c’est le cas pour nous, les possibilités sont limitées par la neige voire la glace. En été, des accès permettent de s’approcher tout près et même de passer derrière la cascade ! Il paraît que l’on peut voir le coucher de soleil quand on est derrière celle-ci ; the cherry on the cake ! D’où sa grande popularité.

En ce qui nous concerne, l’accès derrière la cascade n’était pas possible. Néanmoins, les couleurs étaient magnifiques grâce à l’apparition du soleil en cette fin de journée.

Seljalandsfoss route 1 islande
Lumière du soleil couchant derrière Seljalandsfoss

Gljufrabuí

Ne faites pas demi-tour pour rejoindre votre voiture ! Oui, même si vous êtes un peu mouillés en étant passés derrière Seljalandsfoss, même si votre galerie photos s’est déjà enrichie d’une cinquantaine de clichés, ne partez pas trop vite. En effet, en suivant le sentier qui part vers la gauche, vous avez accès à une 2ème cascade Gljufrabuí.

Evidemment, vous êtes totalement choqués qu’une cascade puisse ne pas afficher le suffixe « foss« . Nous le fûmes également… L’exception qui confirme la règle ? Ne paniquez tout de même pas, sachez que cette cascade porte 2 noms, dont… Gljufrafoss. Ouf !

Florence Foresti Serie GIF by CANAL+

Moins impressionnante et un peu moins facilement visible, le détour vaut le coup. Pas mal de gens faisaient la queue pour entrer dans le canyon afin d’avoir une meilleure vue et probablement frustrés de n’avoir pu passer derrière Seljalandsfoss. Sortant tous de là complètement trempés, nous avons passé notre tour, nous contentant de la vue classique !

Touristes attendant leur tour pour approcher de Gljufrabuí

Quelques conseils pour voir Seljalandsfoss (et Gljufrabuí) :

  • en pleine saison, arriver tôt ou tard pour éviter la foule
  • porter des vêtements imperméables
  • protéger son appareil photo
  • porter des chaussures avec de bonnes semelles, les chemins sont souvent glissants
  • ne pas oublier d’aller jusqu’à Gljufrabuí
  • possibilité d’y aller tard le soir, des éclairages illuminent la cascade

Après cette journée riche en paysages et en émotions, nous nous couchons bien vite. Demain, plusieurs heures de route nous attendent afin d’atteindre la péninsule de Snæfellsnes.

 

Jour 4 – la péninsule de Snæfellsnes

Début de parcours difficile

Au petit matin du 4ème jour, nous ne faisons pas le fiers. Il fait encore nuit quand nous sortons de notre logement avec nos valises. Une épaisse couche de neige recouvre la route ainsi que toutes les voitures du parking. Pire encore, un vent glacial projette vers le pare-brise d’épais flocons à l’horizontal alors que nous avançons au pas. On dirait bien un blizzard.

Visibilité quasi nulle

Il y a pourtant plus de 200km à parcourir. On est à 20km/h… Va-t-on devoir rouler au pas toute la journée et arriver seulement à la nuit tombée ? Et perdre une journée complète ; ce serait l’horreur !

Non Wow GIF by Simon Super Rabbit

Là, on se dit qu’on aurait dû prendre une journée guidée dans la péninsule de Snaefellsnes avec transport en minibus, tranquilles, en la réservant ici.

 

Notre itinéraire du jour :

Le jour se levant, la visibilité augmente heureusement. Plus confiant dans la tenue de route du Duster sur la neige, la vitesse moyenne augmente régulièrement et le temps s’améliore petit à petit également. Les pneus à clous sont d’une grande efficacité. Une fois que le vent s’est calmé, nous voilà à 100km/h en vitesse de croisière sur les routes quasi désertes. Plus on avance vers votre destination plus la route se dégage.

Les beautés de la péninsule de Snæfellsnes

Ô surprise, le temps se dégage de plus en plus et, une fois Borgarnes passé, nous découvrons même des portions de ciel bleu !

Le relief s’affirme de plus en plus après ces kilomètres de paysages plutôt plats. C’est un vrai plaisir de rouler avec d’un côté la vue sur la mer et de l’autre des montagnes qui surgissent comme de nulle part. Mais nous sommes impatients d’arriver à Búðir après ces 3 heures de route.

Búðir

Ce nom suggère peut-être quelque chose aux plus érudits d’entre vous. En effet, cette localité est mentionnée par Jules Verne comme point de départ du « Voyage au centre de la Terre ».

Aujourd’hui, il ne reste rien ou presque de ce hameau.

Rien à part un hôtel et Búðakirkja. L’église noire de Budir est un spot très connu et très couru. Il faut dire qu’une ambiance mystique et presque magique se dégage de cet endroit.

Cette église, comme plantée au milieu du paysage, est très simple. C’est le contraste entre cet édifice noir, les montagnes aux alentours et l’océan à 200m de là qui rend cet endroit si particulier.

Un petit muret de pierres de lave fait le tour de l’église et du cimetière où se trouvent des tombes remontant au XVIIIème siècle.

Nous parcourons les 200 mètres en question pour nous retrouver au bord de l’océan.

La vue est splendide avec les montagnes en toile de fond. Le vent est fort et les nuages défilent à une vitesse impressionnante.

En 30 minutes de temps, le ciel se dégage puis se couvre à nouveau totalement !

Le temps de faire demi-tour et l’atmosphère a complètement changé. Le ciel est bas et les nuages enveloppent les montagnes environnantes.

Nous reprenons la route en direction d’une cascade à proximité.

Bjarnarfoss

Cinq minutes suffisent en voiture pour parcourir la distance qui sépare Búðakirkja de Bjarnarfoss. La cascade se trouve au bord de la route 54 et se voit de celle-ci. Un parking et un sentier sont aménagés.

Comme pour beaucoup de cascade, on peut s’approcher assez facilement mais forcément moins près en hiver, les abords étant particulièrement glissants.

En restant un peu à distance de la cascade, on obtient la plus belle vue sur celle-ci.

 

En gravissant le sentier pour s’approcher, la vue est impressionnante.

D’un côté, cette cascade de 80m de haut où s’écoule l’eau glaciale du Bjarnar sur 2 étages. De l’autre, l’océan, rejoint par le Bjarnar.

Arnastrapi

Le temps est décidément très changeant. Alors que nous prenons la route en direction d’Arnastrapi, le ciel se découvre complètement à nouveau, nous offrant un regard nouveau et émerveillé sur ces magnifiques paysages.

Port de pêche et spot touristique, seule cinquantaine d’habitants résident véritablement dans cette petite bourgade.

Quand on traverse Arnastrapi, on découvre quelques habitations, un restaurant et au bout de la rue principale, le port.

Nous nous garons sur le parking près de la statue de Bárdur. Il s’agit parait-il d’un personnage bien connu des Islandais, mi-homme, mi-troll. On veut bien le croire même si la forme n’évoque pas vraiment une personne ni un troll, mais bon.

 

Nous poursuivons, bonnet au vent, en direction du point de vue aménagé.

De là, on peut admirer un des plus beaux paysages d’Islande, les falaises d’Arnarstapi.

On a du mal à quitter le point de vue ! C’est impressionnant de voir les vagues se fracasser contre les falaises en basalte. Les oiseaux virevoltent, planant avec ou luttant contre le vent toujours puissant.

La balade le long de la côte entre Arnastrapi et Hellnar est un « must-see ». Une petite partie suffit à vous en mettre plein les mirettes ! De notre côté, le ciel étant de plus en plus menaçant, nous avons fait demi-tour après environ 25′ de marche.

On aperçoit finalement Hellnar, petit hameau de pêcheurs également.

petit village de pêcheurs islande

Le vent se renforce et la pluie menace… La météo nous aura rendus dingue sur ce séjour, mais tout spécialement sur cette journée ! Nous nous dépêchons pour atteindre la voiture, poussés par un vent violent. Une averse s’abat soudain au moment où nous ouvrons la voiture, il était temps.

Nous n’avons pas pu voir la fameuse arche nommée Gatklettur. Mais pas de regrets car le lendemain, nous poursuivrons notre tour de la péninsule Snæfellsnes et pourrons repasser par Arnastrapi.

En route vers Grundarfjörður

Pour l’heure, nous nous dirigeons vers notre logement, qui lui, se trouve au nord-est de la péninsule.

Quarante-cinq minutes plus tard, nous arrivons à Grundarfjörður, une des plus grosses localités que nous ayons vue durant notre séjour. Pensez donc, 850 habitants, c’est une grosse ville pour l’Islande !

Nous n’avons pas prévu de visiter l’endroit, qui est également un des plus gros ports de pêche de l’île.

On remarque cependant une statue près de l’église. Il s’agit d’une œuvre de Steinunn Jóhannsdóttir qui représente une femme ayant le regard tourné vers la mer. Elle a été érigée en mémoire des femmes des pêcheurs islandais.

statue noire et église blanche islandaise devant montagne kirkjufell

Après avoir fait quelques courses dans une supérette et repris de l’essence pour être d’en avoir jusqu’à Reykjavik le lendemain, nous reprenons la direction de notre logement du jour, à Berg.

La petite maison dans la prairie

En quelques minutes, nous arrivons à Berg. Il s’agit d’une ferme située entre un lac, la fameuse montagne Kirkjufell et la mer. Sur leur vaste terrain, les propriétaires ont installé 3 petits chalets tout confort.

Dans les instructions laissées à l’intérieur du chalet, les propriétaires évoquent une promenade au bord du lac jusqu’à un phare.

On regarde sur la carte et effectivement, il y a un phare à environ 500m de notre logement.

Les bagages à peine déchargés, nous partons donc pour cette marche afin de rejoindre le phare en question avant la tombée de la nuit. Il nous faut être vigilants car les bords du lac ne se voient pas bien. Non seulement il commence à faire sombre, mais en plus le lac est gelé et recouvert de neige.

L’endroit est magnifique. Une carcasse de bateau et un troupeau de chevaux achèvent de compléter ce tableau magique.

La luminosité décline peu à peu. Le troupeau de chevaux en liberté vient à notre rencontre. Derrière, le majestueux Kirkjufell propose un profil inédit. Il est habituellement pris en photo du côté où il ressemble à un chapeau tordu. De ce côté-ci, il en impose autrement avec cette face massive. A quelques mètres de la mer, il semble posé là dans un but purement esthétique, venant de nulle part.

chevaux devant kirkjufell

On poursuit notre chemin vers le phare, traversant des champs enneigés. On ne fait pas trop les fiers car des trous d’eau sont dissimulés ici ou là. Le soleil s’est couché et on aperçoit enfin le fameux phare.

Phare et retour

Le phare atteint, on fait rapidement demi-tour. Le ciel s’assombrit considérablement à l’horizon.

On craint un énième changement de temps. On s’imagine sous le blizzard, incapables de rejoindre notre petite maison dans la prairie, pris dans la neige ou chutant lamentablement dans le lac devenu invisible ! Heureusement, le temps se maintient et on atteint à nouveau la photogénique carcasse de bateau, puis notre chalet.

carcasse de bateau en bois devant montagne islande

Après un nouveau réchauffage de plats tout faits, il est temps d’aller se coucher après cette belle et longue journée.

Chasse aux aurores boréales

Dans notre programme du séjour, on espérait voir des aurores boréales. Cependant, le temps plus que capricieux et rarement dégagé, ne nous l’a pas permis jusque là.

Je prends une dernière photo du beau Kirkjufell, me disant qu’une aurore boréale juste au-dessus de celui-ci serait un beau cadeau avant notre dernière journée en Islande. Les quelques étoiles visibles nous autorisent à rêver…

On consulte le site de prévisions des aurores boréales qui indique un indice de 4. Tout reste possible mais si ça ne sera pas forcément très impressionnant avec un tel indice (qui va de 0 à 9).

On passe un bon moment dehors à surveiller tous les recoins du ciel puis nous finissons par aller nous coucher un peu déçus.

Réveil nocturne

Vers 3h30, un remplissage maximal de vessie d’Elle entraîne un réveil nocturne de sa part. J’entends alors « Regarde chéri, ça ne serait pas une aurore boréale ça ? ».

J’ouvre péniblement les yeux et regarde par la petite fenêtre de la salle d’eau. Effectivement, une lueur blanchâtre se distingue à l’horizon, s’échappant de derrière une montagne.

Si les photos font souvent croire que les aurores boréales sont vertes et très lumineuses, la plupart du temps, il s’agit uniquement d’une lueur blanchâtre, rendue plus impressionnante par une pause longue de l’appareil photo.

Je m’habille rapidement, saisis mon smartphone et sors dans la nuit glacée.

Je règle sur une pause longue de 2 secondes et, j’essaie de viser la lueur blanche sans trop bouger. Le résultat n’est pas trop mal mais il faut quelques essais pour avoir un cliché relativement satisfaisant.

Chasse réussie ! Même si le résultat est bien loin des prises photographiques faites avec de gros boîtiers sur trépied.

 

Jour 5 – Péninsule de Snaefellsnes suite et Reykjavik

Voici les étapes de notre dernière journée complète en Islande : Krikjufellsfoss, Bæjarfoss, Phare de Svörtuloft, cratère de Saxhóll, Lóndrangar, Arnarstapi, la grotte de Sönghellir, la plage de Ytri Tunga, Reykjavik.

Kirkjufell le retour

Une fois le petit déjeuner avalé, nous remballons rapidement nos affaires et quittons Berg pour rejoindre Kirkjufellsfoss. Cette cascade se trouve à quelques centaines de mètres de la montagne Kirkjufell.

Il s’agit encore d’un spot très prisé. Il n’est que 9h du matin mais plusieurs photographes sont déjà installés avec leur trépied.

Photographes très équipés et patients

Cette montagne est aussi connue comme étant “Arrow Head Mountain” (la montagne à tête de chapeau) dans la série Game of Thrones. Alors forcément, quand on peut admirer une cascade devant cette montagne, c’est LE cliché.

Une autre vue est très sympa en été, celle près du petit étang. Vous pourrez profiter du reflet de Kirkjufell en cas de ciel clair et du magnifique vert des prairies islandaises.

Baejarfoss

Nous suivons la route qui fait le tour de la péninsule. Après avoir vu une partie de la côte sud la veille, nous sommes sur la côte nord et parcourons 23 km en direction de l’ouest. 

Nous atteignons 25′ plus tard notre prochaine étape, à nouveau une cascade. Baejarfoss se trouve dans la petite ville d’Ólafsvík. Comme beaucoup de localités islandaises vues jusqu’alors, celle-ci, regroupant 1000 âmes, est composée principalement de maisons en tôle, sans charme. Ici, étonnamment, à quelques mètres de la cascade, on voit également des immeubles décrépis.

On ne peut que remarquer l’église moderne, nommée Ólafsvíkurkirkja.

Garés près de l’école, il nous a suffi de suivre le sentier tracé pour s’approcher de la cascade. Bon, il faut bien dire qu’elle n’a rien d’exceptionnel et ne nous laissera pas un souvenir impérissable.

Phare de Svörtuloft

Route de rallye

La route qui mène à notre prochaine étape est, elle, impressionnante. Les 20 premières minutes n’ont rien de spécial mais une fois la route principale quittée, on se retrouve sur un chemin étroit digne d’un rallye.

Driving Toyota Yaris GIF by FIA World Rally Championship

5 km après, nous voici sur le parking du phare.

On dirait une photo de pub pour le Duster 4×4 non ?

Comme beaucoup de sites touristiques islandais, tout est bien aménagé. Une passerelle en bois mène au phare et au point de vue sur les falaises.

Le phare

Ce phare a été bâti en 1931. Il surplombe la falaise de Saxhólsbjarg, doublement réputée depuis bien longtemps. Il s’agit en effet d’un point d’observation de baleines et également d’un lieu de nidification de nombreux oiseaux de mer.
La falaise de Saxhólsbjarg
D’ailleurs, sur le panneau apposé au phare, on peut y lire que les hommes autrefois, à l’aide de cordes, descendaient le long des parois de la falaise pour y ramasser les œufs ou capturer les oiseaux !
Quelques oiseaux virevoltent effectivement, se jouant du vent, mais cela doit être autre chose une fois le printemps revenu.
La vue est impressionnante et nous fait penser à la balade entre Arnastrapi et Hellnar où nous passerons à nouveau ensuite d’ailleurs.
Si vous êtes fans d’oiseaux, profitez de votre séjour en Islande pour partir observer avec un guide, en bateau, les macareux au départ de Grundarfjörður vers l’île de Melrakkaey.
Macareux sur une falaise

Cratère Saxhóll

Nous reprenons la route de rallye dans le sens opposé puis retournons sur la route principale. 20 minutes suffisent pour atteindre le point d’intérêt suivant, le cratère Saxhóll.
109 marches à gravir et une belle vue d’en haut. Enfin, on suppose car les nuages sont bas et nous empêchent également d’étudier la table d’orientation.

Les falaises de Lóndrangar

Il y a 15km entre ce cratère et les falaises de Londragar. A partir de là, on rentre dans le parc national de Snæfellsjökull. De la route, on aperçoit de loin les 2 grands pitons rocheux caractéristiques. Il faut dire qu’on ne peut pas les rater, l’un mesure 75 mètres et l’autre 61 mètres.
Une fois garés sur le parking prévu, des panneaux indiquent le point de vue.
La vue, à gauche, plutôt plate et paisible.
De l’autre côté, les 2 fameux pitons rocheux et une mer qui semble plus agitée.

Un sentier bien balisé longe la côte afin de s’approcher plus près des deux pitons rocheux.

Plus on s’approche, plus les cris des oiseaux sont nombreux. En effet, macareux et autres fulmars se réfugient dans les cavités naturelles de ces rochers.

Arnastrapi, le retour, Gatklettur

Il est bientôt midi et nous parcourons à peine 10km pour arriver à Arnastrapi. Nous y étions déjà hier, mais nous avions raté le magnifique Gatklettur. Et comme Arnastrapi est sur la route prévue pour rejoindre Reykjavik, il aurait été dommage de ne pas s’y arrêter.

A partir du point de vue, celui qui se trouve derrière la statue de Bárdur (voir photos ci-dessous)nous étions partis vers la droite, direction Hellnar hier.

Cette fois, nous allons vers la gauche, vers le port d’Arnastrapi.

Le temps se dégage et les paysages, devant nous ou derrière nous, sont juste magnifiques !

Gatklettur, la fameuse arche rocheuse est bien là.

Le sentier est très bien aménagé et accessible à tous. Attention toutefois, certaines trouées dans la falaise peuvent être dangereuses, même à 4 ou 5 mètres du bord ; surtout quand le vent souffle comme aujourd’hui.

On continue jusqu’au petit port, c’est très mignon. La mer, les petites maisons, le volcan qui surgit derrière, c’est tellement photogénique !

On ne dirait pas comme ça, mais il y a un vent glacial qui nous attend pour remonter vers le parking. Elle est complètement frigorifiée et a faim. On avance péniblement et on se permet une pause « resto » dans le seul établissement ouvert, juste en face du parking. Une place à l’intérieur à l’abri du vent, un plat chaud et des toilettes, le rêve !

Nous retrouvons la forme pour continuer notre programme du jour.

Pendant le repas, Elle repère sur le guide papier, une balade à faire. Il s’agit d’une grotte que l’on peut rejoindre par un chemin accessible uniquement en 4×4 : Sönghellir.

Sönghellir

Nous voici donc sur la piste F570. Au début, ça grimpe tranquillement, sur une dizaine de centimètres de neige. Puis, le dénivelé s’accentue. En plus, le vent a poussé la neige sur la gauche, on a donc 30cm de neige d’un côté et de la neige bien tassée genre verglas de l’autre. Le 4×4 commence à avoir du mal, à se mettre en travers. Puis finalement, on n’arrive plus à avancer. Tant pis, on recule un peu en crabe et on laisse la voiture.

On avance donc à pied et on se retourne fréquemment vers la mer pour contourner un peu le vent toujours aussi fort et de face. Et admirer la vue.

Quand on voit ce panneau, on se dit qu’on va atteindre la grotte.

La neige devient très épaisse et on avance difficilement. On longe la montagne et plusieurs grottes se succèdent. A vrai dire, on n’arrive pas à identifier Sönghellir, la grotte chantante. On est censés reconnaître cette grotte ou cette série de grottes de par son écho impressionnant. On teste, sans succès. Bon, ce n’est pas grave, la balade était sympa et les vues, très belles.

Elle, en train de tester l’écho des grottes

 

La plage d’Ytri Tunga

La plage d’Ytri Tunga est notre dernière étape sur la péninsule de Snæfellsnes. Une dernière fois, nous félicitons les Islandais pour le parking pratique et l’accès facile.

Le soleil est sur le point de se coucher, une bonne idée pour une photo de coucher de soleil comme on aime. Mais cette plage est surtout connue pour être un endroit d’observation réputé des phoques.

Alors on parcourt la plage et finalement, après quelques instants de recherche, c’est Elle qui en aperçoit un.

On ne s’approche pas trop pour ne pas le déranger mais le zoom nous permet de voir la bobine du bestiau. Et là, Elle me dit : « on dirait qu’il fait la tête non ? »

Jensen Ackles Wow GIF by ABC Network

Petit moment de rigolade et c’est le retour à la voiture.

Il nous reste 2h de route avant d’atteindre Reykjavik.

 

Reykjavik

Nous arrivons dans la capitale islandaise vers 20h. Dans notre programme, nous n’avions pas prévu de nous arrêter à Reykjavik. Peu de choses à voir et nous avions mis la priorité sur les paysages.

Mais après tous ces kilomètres sans voir de villes dignes de ce nom, on voulait voir, même rapidement, à quoi pouvait ressembler la capitale de ce pays si singulier.

Cette ville est plutôt petite (122000 habitants). On s’y gare facilement, en tout cas le soir. Nous parcourons les rues piétonnes principales, Skolavordustigur et Laugavegur. L’occasion de s’arrêter dans une belle boutique de fringues locales.

Amusant de noter, après toutes ces nouvelles connaissances linguistiques islandaises obtenues en lisant cet article, que cela fait chic en Islande d’utiliser quelques mots français, comme magasin !

Nous aurions pu pousser la balade jusqu’à la Marina ou à l’église Hallgrimskirkjamais il est tard, il faut encore s’installer dans notre dernier logement à Keflavik et vite se coucher. Demain, notre vol est à …. 6h du matin !

Photo de Lyn Ong: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/islande-eglise-attraction-touristique-reykjavik-6675921/

Jour 6 – dernier logement, courte nuit, grosse frayeur et surprise

Nous prenons possession de notre dernier AirBnb, un truc assez étrange dans une zone industrielle. Une grande pièce commune remplie d’objets déco variés, une cuisine pratique et plusieurs chambres, plus ou moins kitsch. Peu importe, l’essentiel est que ce logement est tout près de l’aéroport et du lieu de retour du 4×4.

Lever à 3h30 et stress intense

Le réveil sonne à 3h30, ça fait mal. A 3h45, on est dans le 4×4, je tape dans google maps le nom de la société  qui nous a loué la voiture. Dix minutes de trajet, parfait. Sauf qu’une fois arrivés devant, ce n’est pas du tout le bon endroit. On commence à paniquer, j’appelle le numéro de la société, on me dit que ce n’est pas la bonne adresse qu’on nous avait dit de bien noter l’adresse de retour etc… J’essaie de comprendre tant bien que mal l’adresse donnée au téléphone, nouvel hangar vide, toujours pas le bon endroit ! Entre temps, on avait reçu un lien gmaps ouf… On parvient au bon endroit mais c’est maintenant la crainte de rater l’avion qui nous anime !

En effet, il est 4h30 quand enfin, la navette nous emmène jusqu’à l’aéroport… Pour un vol décollant à 6 heures !!

The Office gif. We zoom in on a stunned Rainn Wilson as Dwight in a tuxedo. Dwight's blank expression does not change as he speaks. Text, "Oh my god."

On est dans le bad, fatigués, énervés de ne pas s’y être pris plus tôt. On arrive au comptoir Play à 4h50, et là, comme si de rien n’était, nos bagages sont enregistrés sans aucune remarque de la part des agents. Immense soulagement !

Une bonne surprise

Nous voilà entrant dans l’avion et on nous place rang 3… Dans les sièges du devant de l’avion, qui bénéficient de plus de place pour les jambes ! Top ! Probablement que les sièges en question, qui coûtent plus chers, n’avaient pas été réservés et que, en tant que retardataires et dernières personnes enregistrées, on en a bénéficiés.

 

Bilan Islande en hiver

Ce voyage nous a enchanté. Des paysages à couper le souffle, des conditions climatiques difficiles mais revigorantes, presque tout nous a plu.

L’Islande a stimulé tous nos sens et nous n’avions jamais tant ressenti la force de la nature. Puissance du vent, des cascades, de l’océan… Même si nous avons suivi un itinéraire somme toute assez classique, nous avons eu l’impression de vivre une véritable aventure de bout en bout.

Nos spots préférés :

  • Arnastrapi
  • Berg et le Kirkjufell
  • Gulfoss
  • les cascades sur la route n°1, côte sud
  • l’excursion sur le glacier Sólheimajökull

Faut-il aller en Islande en hiver ?

Un roadtrip en Islande en hiver peut offrir des expériences uniques et mémorables pour peu que vous soyiez préparés aux conditions météorologiques extrêmes et aux journées plus courtes (même si fin février, il faisait jour de 9h à 18h,ce qui n’est pas si mal déjà).

Aurores boréales, visite des glaciers et des grottes de glace, sources chaudes naturelles et ambiance hivernale quasi polaire, moins de touristes qu’au printemps et qu’en été, prix sur place moins élevés qu’en été, voici les points forts d’un séjour en Islande en hiver.

Cependant, il ne faut pas négliger le froid, même si les températures sont tout le temps entre -5 et 5°, les ressentis sont parfois inférieurs avec le vent. Il faut dire que le cercle polaire passe juste au dessus de l’Islande, quand même ! Enfin, les routes peuvent être fermées en raison de la neige et des vents forts, ce qui peut rendre les déplacements difficiles.

 

Liens

Bains géothermiques de Fontana – https://www.fontana.is/

Logement à Berg

 

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