Cela faisait plusieurs années que nous voulions emmener Numéro 3 en Asie. Après plusieurs hésitations, nous avons finalement opté pour un roadtrip en famille au Sri Lanka. Notre but : s’offrir une aventure complète ! Des plages bordées de cocotiers aux montagnes couvertes de plantations thé, en passant par des temples fascinants et une faune exceptionnelle, pendant près de deux semaines, nous avons parcouru l’île entre visites et moments de détente. Voici l’itinéraire et le compte-rendu détaillé de ce roadtrip au Sri Lanka de 2 semaines.
Pourquoi aller au Sri Lanka ?
Le Sri Lanka est une destination particulièrement adaptée aux familles. On y trouve une grande diversité de paysages sur de courtes distances, ce qui limite la fatigue liée aux trajets. Les enfants sont toujours très bien accueillis, et les activités sont variées : safaris, plages, randonnées faciles, visites culturelles… C’est aussi une destination dépaysante sans être trop compliquée à organiser, idéale pour une première expérience en Asie.
Si on compare souvent le Sri Lanka à Bali, c’est parce que ces deux îles offrent une belle diversité de paysages entre plages, nature et culture. Mais là où Bali est très touristique, le Sri Lanka reste plus authentique et dépaysant, avec une vraie sensation d’aventure. On y trouve aussi une faune sauvage bien plus présente, notamment grâce aux safaris, ce qui en fait une expérience différente, souvent plus immersive. C’est une destination plus facile pour les familles : moins chère, trajet en avion moins long et moins de décalage horaire.
Où se trouve le Sri Lanka ?
Le Sri Lanka est une île située au sud de l’Inde, dans l’océan Indien. Cette position lui offre un climat tropical et des paysages très variés, entre littoral paradisiaque, hauts plateaux et jungles luxuriantes.
Le Sri Lanka se trouve à 8500km à vol d’oiseau de Paris, ce qui correspond à environ 10-12h d’avion.

Quand aller au Sri Lanka ?
On peut visiter le Sri Lanka toute l’année mais il faut prendre en compte la double mousson qui caractérise cette île.
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De décembre à mars : C’est la haute saison pour la côte Sud, la côte Ouest et les montagnes. C’est la période idéale si vous rêvez de farniente sur les plages de sable fin, d’observer les baleines à Mirissa ou de randonner dans la fraîcheur des plantations de thé autour d’Ella.
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De mai à septembre : Le soleil s’installe durablement sur la côte Est et le Nord. C’est le moment parfait pour poser ses valises à Trincomalee, surfer sur les vagues mythiques d’Arugam Bay ou explorer la richesse culturelle de la péninsule de Jaffna. Cette période est aussi très favorable pour visiter le Triangle Culturel (Sigiriya, Polonnaruwa), qui reste relativement préservé des grosses pluies.
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Avril, octobre à novembre : Ce sont les mois de transition (les intersaisons). Le climat y est plus instable et les averses fréquentes en raison des changements de mousson, mais ces périodes offrent l’avantage d’une fréquentation touristique bien plus calme et de paysages d’un vert éclatant. Un excellent choix pour les voyageurs qui aiment sortir des sentiers battus.
En résumé, le Sri Lanka se visite toute l’année : il suffit de caler votre itinéraire sur le bon calendrier !

Quel itinéraire pour ce roadtrip au Sri Lanka ?
Itinéraire à la carte
Pour la 1ère fois, nous sommes passés par une agence de voyage pour concocter cet itinéraire. En effet, juste après avoir pris les billets d’avion, nous avons appris que nous allions être mutés : déménagement, nouveaux postes, bref beaucoup de choses à prévoir et à gérer. Nous avions donc besoin d’aide pour travailler sur un itinéraire qui nous correspondrait vraiment et soulager notre charge mentale !
Après de nombreuses hésitations, nous avons choisi Mai Globe Travels, une agence locale avec des bureaux au Sri Lanka et au Vietnam et qui propose des itinéraires sur mesure dans ces 2 destinations mais aussi aux Maldives, en Inde, Thaïlande, Cambodge et plus récemment au Japon. Recommandée par le guide Michelin ou encore le petit futé, notée 4.8/5 sur Google, nous étions confiants quant à ce choix. Et finalement, nous avons eu raison car nous avons vraiment apprécié les échanges avec les personnes y travaillant. Elles ont su répondre à nos demandes et ont été très réactives pour la conception et toute modification.
Notre itinéraire pour ce roadtrip au Sri Lanka
Voici notre itinéraire ; tout est détaillé dans la suite de l’article.
Nos choix et nos critères :
- pas plus de 3h de route par jour
- journées variées (visites mais aussi plages ou piscine)
- 1ère journée sur Colombo pour ne pas avoir des heures de route après l’atterrissage
- nuit à Négombo la veille du départ, cette ville étant à 30′ de l’aéroport (vol à 6h du matin)
Jour 1 – Colombo
Visite de la ville, nuit à Colombo.
Jour 2 – Colombo → Unawatuna
Route vers Galle, visite du fort puis plage, nuit à Unawatuna.
Jour 3 – Unawatuna → Tangalle
Route côtière, plages, phare de Dondra, nuit à Tangalle.
Jour 4 – Tangalle → Udawalawe
Plage, visite de Mulgirigala Raja Maha Vihara puis safari à Udawalawe National Park, nuit à Udawalawe.
Jour 5 – Udawalawa → Ella
Route vers Ella avec Buduruwagala Statues, Ravana Falls et randonnée au Little Adam’s Peak, nuit à Ella.
Jour 6 – Ella
Trek dans les plantations de thé entre Bandarawela et Haputale, Nine Arches Bridge, nuit à Ella.
Jour 7 – Ella → Kandy
Train panoramique jusqu’à Nanu Oya, passage à Nuwara Eliya, nuit à Kandy.
Jour 8 – Kandy
Visite de la ville en tuk-tuk, temples, jardins, joailler, usine de thé, temple de la Dent, nuit à Kandy.
Jour 9 – Kandy → Dambulla
Jardin botanique de Peradeniya – Royal Botanic Garden, temples de Matale, Dambulla Cave Temple, spectacle de danse traditionnelle, nuit à Dambulla.
Jour 10 – Dambulla → Habarana
Ascension de Sigiriya Rock puis visite de Ritigala – nuit à Habarana.
Jour 11 – Habarana → Wilpattu
Montée à Mihintale puis safari dans Wilpattu National Park – nuit à Wilpattu.
Jour 12 – Wilpattu → Negombo
Yapahuwa Rock Fortress, Munneswaram Temple puis découverte de Negombo – nuit à Negombo.
Jour 13 – Negombo → retour
Transfert vers l’aéroport et vol retour.

Où loger au Sri Lanka ?
Voici les hébergements qui nous ont été conseillés, qui ont été retenus par l’agence de voyage et que nous validons :
- Colombo, Sayura House, cet hôtel est bien placé près de la mer et au calme. Les repas y sont excellents et le rooftop est très agréable.
- Unawatuna, cet hôtel de style colonial possède en plus une immense piscine, l’hôtel préféré de Numéro 3 !
- Tangalle, dans cet hôtel tenu par 2 françaises, on ne peut que bien se sentir. Les chambres sont décorées avec goût et la jolie piscine apporte un réel plus. Une superbe plage se trouve à 10′ à pied.
- A Udawalawe, cet hôtel avec une belle piscine se trouve tout près du parc national où sont organisés les safaris. Pratique !
- Ella, cet hôtel incroyable, au coeur de la jungle avec vue sur des rizières offre cependant le confort nécessaire. Au petit matin, on peut profiter du lever de soleil et de la présence en nombre des singes et des écureuils !
- Kandy, cet établissement aux chambres propres et spacieuses dispose également d’une belle piscine dans un jardin et la vue des terrasses sur les montagnes entourant Kandy est superbe.
- Dambulla, doté d’une magnifique piscine, cet hôtel possède tout le confort nécessaire et les repas sont très bons aussi.
- Habarana, bien placé près de Sigiriya, cet établissement est simple mais propose une belle piscine pour se rafraîchir entre 2 visites archéologiques. Ce parc est en pleine jungle.
- Wilpattu, proposant des cabanes dans les arbres confortables, cet hôtel se trouve à 200m de l’entrée du parc national de Wilpattu
- Negombo, cet hôtel propose une piscine magnifique, une cuisine de qualité et même une salle de sport tout en étant à 50m de la plage et surtout à 30′ seulement de l’aéroport
Chauffeur ou location de voiture pour un roadtrip au Sri Lanka ?
C’est une question que se posent presque tous les voyageurs avant de partir au Sri Lanka. Prendre les services d’un chauffeur ou conduire soi-même ?
D’un côté, il y a la liberté de se déplacer avec son propre véhicule. De l’autre, le confort et la sérénité d’être accompagné par un chauffeur local, avec qui échanger tout au long du séjour et qui apporte un vrai éclairage sur les coutumes, les traditions et l’histoire du pays.
Pour la première fois, nous avons fait le choix de prendre les services d’un chauffeur. La circulation y est en effet très dense en ville et souvent désordonnée ailleurs. Mais surtout, nous voulions être accompagnés par un guide capable de nous expliquer, notamment dans les temples, les différents aspects culturels et civilisationnels rencontrés en chemin.
Nous ferons un article détaillé en comparant les 2 solutions.
Passons dès à présent au récit détaillé de notre séjour au Sri Lanka en famille !
Jour 1 – Arrivée à Colombo
Aéroport international
Après presque 12 heures de vol (3h30 pour faire Paris Istanbul ; 8h pour faire Istanbul Colombo), nous voici à Colombo. Il est 5 heures du matin et après avoir récupéré nos bagages, notre chauffeur nous attend avec une pancarte à nos noms.
Nous changeons 400€ en roupies puis achetons une carte sim Dialog de 50Go pour moins de 10€.

Nous voici prêts pour débuter ce voyage par la découverte de sa capitale, Colombo.
Premières impressions et quartier du fort hollandais
Chaleur humide et tuk-tuks en folie sont nos premières impressions en pénétrant dans cette ville après quelques kilomètres de route.
Cette ville de 560.000 habitants est un mélange surprenant entre modernité et héritage colonial.
Nous vous conseillons de prendre une visite guidée en tuktuk car la circulation est particulièrement dense à Colombo. En tuk-tuk, c’est beaucoup plus facile de s’arrêter, descendre, visiter, repartir… Et pour une 1ère approche d’une ville au Sri Lanka, on apprend beaucoup de choses.

Le quartier du fort hollandais nous transporte instantanément dans le passé, avec ses bâtiments anciens et son atmosphère singulière. On y observe de nombreuses constructions d’inspiration coloniale, témoins de l’histoire du Sri Lanka, successivement colonie hollandaise puis britannique.
Parmi les monuments qui nous ont marqués, il y a le Victoria Memorial de Colombo qui est un bâtiment de l’époque coloniale britannique, dédié à la reine Victoria. Construit à la fin du XIXᵉ siècle, il abrite aujourd’hui un hôpital ophtalmologique, le Victoria Memorial Eye Hospital.

Hôtel de ville et Viharamahadevi Park, Pettah
L’Hôtel de ville impressionne avec son architecture néoclassique inspirée des grands bâtiments européens, notamment son dôme imposant. Juste en face, le Viharamahadevi Park offre une parenthèse de verdure au cœur de la ville.

A l’entrée du parc, juste en face de l’hôtel de ville, une grande statue de Bouddha dorée attire immédiatement le regard, ajoutant une touche paisible et spirituelle à ce lieu emblématique de la ville.

De cet endroit, on a une vue sur la fameuse Lotus Tower. Il faut dire que, vue sa taille (350m), on la voit de quasi partout !

Notre tuk-tuk fonce ensuite vers la mer. Le Old Parliament Building est l’un des bâtiments coloniaux les plus emblématiques de Colombo. Construit dans les années 1930 sous domination britannique, il se distingue par son architecture néoclassique imposante, face à l’océan.

Nous arrivons ensuite dans le quartier de Pettah où le contraste est total : un quartier vivant, bruyant, coloré, où les marchés débordent d’énergie. On y voit notamment le Old Colombo Lighthouse Clock Tower qui est un ancien phare-tour horloge construit au XIXᵉ siècle.

Non loin de là, la St. Anthony’s Shrine de Colombo est une église catholique emblématique de la ville. Elle a malheureusement été touchée lors des attentats du 21 avril 2019. L’attaque a provoqué une immense émotion au Sri Lanka et dans le monde entier.

Notre tuk-tuk retourne au coeur de Pettah et nous nous arrêtons au pied de la fameuse Mosquée rouge. Construite au début du XXᵉ siècle, elle est célèbre pour sa façade rouge et blanche très reconnaissable, avec ses motifs en spirale et son style architectural unique.

Nous marchons ensuite dans ces rues commerçantes et observons la vie locale…
Le temple de Gangaramaya
Nous prenons ensuite la direction du temple de Gangaramaya. C’est, pour nous, le plus bel endroit de Colombo.

Le Gangaramaya Temple de Colombo est un complexe bouddhiste composé de deux espaces principaux. La partie principale, située sur la terre ferme près du lac Beira, regroupe les salles de prière, les statues de Bouddha et un véritable musée d’objets religieux et culturels venus du monde entier.

Il y a une partie très inspirée par l’hindouisme.

La seconde partie est plus originale : un petit sanctuaire se trouve sur une île du lac, reliée par une passerelle. Plus calme et isolée, cette zone sur l’eau offre une atmosphère paisible, propice à la méditation, en contraste avec l’animation de la ville toute proche. En fin d’après-midi, c’est aussi propice aux moustiques !

Hôtel et coucher de soleil
Nous longeons ensuite la mer pour rejoindre notre hôtel, le Sayura House. Chaleureusement accueillis, nous prenons une demi-heure pour nous installer dans la jolie chambre et boire un coup sur la terrasse qui donne sur la végétation.

Nous commandons ensuite sur l’appli Pick Me un tuk-tuk pour aller sur une plage très agréable légèrement à l’extérieur de Colombo.
Mount Lavinia Beach
Cette plage est populaire auprès des locaux. Elle est également surveillée depuis ce joli poste de secours qui ferait presque penser à Miami !

Par rapport à plein d’autres plages du Sri Lanka, la mer y est peu agitée et beaucoup de locaux s’y baignent. Pendant que Numéro 3 joue au foot avec le petit garçon qui vend des accessoires de plage, la nuit tombe rapidement sur Mount Lavinia Beach, nous offrant un des plus beaux couchers de soleil du séjour.

Une averse tropicale tombe 10 minutes après et un tuk-tuk nous ramène à l’hôtel. Nous y dînons (excellent repas par ailleurs) puis nous nous couchons tôt après cette longue journée.
Jour 2 – Colombo → Unawatuna
Notre chauffeur nous attend à 8h et nous prenons la route vers le sud jusqu’à Galle, une étape incontournable.
Nous longeons la côte et nous décidons de tester quelques-unes des nombreuses plages avant de visiter le fort de Galle en fin de journée.
Beruwela beach
Le chauffeur nous arrête tout près de l’entrée de Beruwela beach. Il faut longer la mer sur un sentier qui contourne un grand et bel hôtel. Puis nous arrivons sur la plage.
Il fait très chaud mais heureusement il y a des arbres et des parasols (installés par l’hôtel qui donne directement sur la plage ?).

Après une heure passée sur le sable chaud, l’immense piscine de cet hôtel fait de l’oeil à Numéro 3. Je vais repérer les lieux, il y a un bar et la piscine est déserte. Nous mettons au point un plan simple et efficace : en prenant un verre au bar qui est ouvert à tous, on devrait pouvoir, au pire, profiter des douches, au mieux de la piscine. Plan qui déroule à la perfection.

Un quart d’heure après avoir reçu nos boissons, avec l’approbation du barman, Numéro 3 se jette dans l’immense piscine !

Nous quittons l’hôtel puis la plage. Nous souhaitons découvrir une autre plage, recommandée par l’agence de voyage et renommée pour le snorkelling.

Hikkaduwa beach
Sur la route de la plage d’Hikkaduwa, à Peraliya, nous voyons cette immense statue de bouddha construite en souvenir du tsunami de 2004.

Une fois arrivés sur la plage d’Hikkaduwa, nous constatons qu’elle est beaucoup plus aménagée que celle de Beruwela. Nombreux transats payants, beaucoup de gens avec des masques et tubas mais surtout des dizaines de bateaux à moteur qui attendent de pouvoir emmener des touristes un peu au large pour observer les poissons.
Pourtant, après avoir pris un transat pour nous trois, nous constatons qu’il est inutile d’aller au large pour observer poissons et tortues. Numéro kiffe nager avec tous ses poissons autour de lui. Même à 3 mètres du bord, des bancs de poissons entourent les baigneurs ! La mer est très calme ici, ce qui est plutôt rare sur la côte sud.
Nous repartons avec un sentiment mitigé toutefois ; les odeurs de pétrole nous restent un peu dans les narines…
Galle – le fort de Galle
Nous reprenons la route et une demi-heure plus tard, nous voilà à Galle. La visite incontournable à Galle est son célèbre fort. Comptez environ 2 heures maximum pour la visite de celui-ci. Nous avons appris plein de choses grâce à cette visite, effectuée par notre chauffeur. Si vous n’en avez pas, nous vous conseillons de faire une visite guidée du Fort.
Nous nous garons à proximité de Galle Fort Clock Tower (le clocher du fort de Galle).
La visite du Fort
La visite commence donc de notre parking et nous passons d’abord devant l’église réformée.

L’Église réformée néerlandaise de Galle, aussi appelée Groote Kerk, est l’un des plus anciens édifices protestants encore en activité au Sri Lanka. Située au cœur du fort de Galle, elle a été construite par les Hollandais en 1755, à l’époque où la ville était un important comptoir colonial néerlandais.
Quasi en face, le musée maritime officiellement appelé Maritime Archaeology Museum, a été construit dans un ancien entrepôt hollandais datant du XVIIᵉ siècle.

La visite, menée par notre chauffeur, se poursuit et on arrive maintenant à l’église « All Saints ». Cet édifice plein de charme rappelle l’époque britannique au Sri Lanka. Avec son style un peu anglais, ses vitraux colorés et son ambiance calme, elle contraste avec les rues animées du fort que l’on verra par la suite.

Nous passons ensuite sous l’arche de l’entrée hollandaise « Dutch entrance ». De l’autre côté, on peut lire sur le blason « Dieu et mon droit ».

Etonnant de trouver du français sur ce monument hollandais/anglais, non ? Pas tant que ça car il s’agit du cri de ralliement de l’empereur britannique depuis Richard Coeur de Lion.
La route débouche sur une plage, une jetée a été un des premiers ports de la ville. Sur la droite, on peut voir le bâtiment nommé « Black Fort ».

Nous passons ensuite sous des arcades. Il y a plus de monde et plus nous approchons du phare, plus le nombre de personnes augmente.
Le phare
Spot instagrammable en vue ! Océan, phare blanc, palmiers, cet endroit est très beau, encore plus si, comme nous, vous y allez au moment du coucher du soleil.

Le phare de Galle est l’un des symboles les plus connus du fort de Galle. Installé au bord des remparts face à l’océan Indien, il offre un décor magnifique, surtout au coucher du soleil. Le phare actuel date de 1938, après qu’un premier phare construit par les Britanniques au XIXᵉ siècle ait été détruit par un incendie. Avec sa tour blanche entourée de palmiers et la mer juste à côté, c’est un endroit très apprécié pour se promener et profiter de l’ambiance paisible du fort.

Nous nous attendions à un endroit très touristique, mais le lieu est aussi très fréquenté par les locaux, venus profiter de la belle lumière de fin de journée et prendre quelques photos. Juste en face du phare se trouve la mosquée Meeran Jumma, un bâtiment assez surprenant puisqu’il ressemble davantage à une église européenne qu’à une mosquée, avec sa façade blanche, ses arches et ses deux tours. Héritage de l’époque coloniale hollandaise, le bâtiment a ensuite été transformé en mosquée au début du XXᵉ siècle.
Le coucher de soleil est superbe et nous atteignons les remparts alors qu’il faut quasiment nuit.

Numéro 3 s’amuse à grimper sur les épais murs de pierre, imités par d’autres enfants. Avec leurs bastions tournés vers l’océan, ces remparts étaient considérés comme l’un des systèmes défensifs les plus solides d’Asie à l’époque coloniale.

Nous revenons finalement à notre point de départ, clôturant ainsi cette visite guidée du Fort de Galle qui aura duré 1h30.

Hôtel style colonial
Nous rejoignons ensuite notre hôtel, et excellentes surprises : le style colonial de celui-ci nous séduit énormément et une grande piscine jouxte notre bâtiment.

Une petite tête avant le repas nous fait le plus grand bien.

Nos premières impressions se confirment dans cet hôtel : l’accueil des Sri Lankais est incroyable et les repas sont variés et souvent réussis.
Les prix d’un plat tournent autour de 6/7€ par personne. Les boissons « soft » sont 2 fois moins chères que chez nous par contre les alcools y sont aussi chers.
Après un très bon « Rice & Curry », il est temps de se dire « bonne nuit ».
Jour 3 – Unawatuna → Tangalle
Plage d’Unawatuna
Il est tôt quand nous nous réveillons et avant le petit déjeuner, nous marchons jusqu’à la plage d’Unawatuna. Nous suivons la route principale puis tournons à droite dans une petite rue commerçante qui mène donc à la plage. Les boutiques y sont nombreuses. Et preuve que les Russes sont particulièrement nombreux à Unawatuna, les panneaux des commerces sont souvent traduits en russe !
Après à peine 15′ de marche, nous voilà sur la plage.

L’endroit n’est pas très bien réputé : lieu de fête pour russes expatriés, propreté parfois douteuse… De notre côté, nous n’y restons pas longtemps et nous y sommes tôt le matin alors que la plage est déserte, difficile donc de se faire un avis. Néanmoins, les commerces et les bars aperçus ne laissent pas trop de doute : ce n’est pas l’endroit idéal pour une famille qui cherche un endroit calme et agréable pour la baignade.
Après un solide petit déjeuner et un dernier plongeon dans la piscine, nous quittons l’hôtel et prenons la route vers Tangalle.
Stilt fishermen – Koggala
Près de Koggala, sur la route qui longe l’océan, on aperçoit des plages avec des piquets dans l’eau.

Nous nous arrêtons. Notre chauffeur nous explique: la pêche sur échasses ou Stilt Fishing est l’une des images les plus emblématiques du Sri Lanka, particulièrement sur la côte sud entre Unawatuna et Weligama (notamment à Koggala où nous sommes).
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas une tradition millénaire. Elle est apparue juste après la Seconde Guerre mondiale, lorsque les pénuries alimentaires et la surpopulation des rochers côtiers ont poussé les pêcheurs à inventer cette technique pour pêcher plus loin dans l’eau sans avoir besoin de bateaux coûteux. C’est un exercice d’équilibre incroyable qui demande beaucoup de patience.
Aujourd’hui, la pêche sur échasses n’est plus rentable pour nourrir une famille car les poissons sont désormais plus au large. Du coup, cette activité est devenue un « spectacle touristique » : la grande majorité des pêcheurs que vous verrez en journée posent pour les photos et demandent souvent un pourboire (entre 500 et 2000 roupies selon votre négociation) pour vous laisser prendre un cliché ou essayer de monter sur le piquet. Certains sont bien organisés et ont même des rabatteurs.
Ahangama beach
Nous poursuivons notre route, toujours en direction de Tangalle en suivant la route qui longe l’océan. Il y a de nombreuses petites plages et nous nous arrêtons à Ahangama Secret Beach.
C’est une véritable pépite de la région. Il ne faut pas confondre avec Ahangama beach qui se trouve un peu plus loin au pied d’un petit resto. A cet endroit, la plage est minuscule. Elle semble être appréciée pour le surf.

Ahangama Secret Beach
Ahangama Secret Beach est bien mieux pour ceux qui veulent se baigner et bronzer. Celle-ci n’a plus rien de secret depuis longtemps mais elle se cache dans une crique entourée de végétation luxuriante. Des arbres bordent le sable et permettent de s’installer facilement à l’ombre, directement au bord de l’eau — une atmosphère très paisible et naturelle. Petit point d’attention : l’accès indiqué sur Google Maps n’est pas le bon.
Aperçu de la plage en vidéo :
Pour y parvenir, il faut emprunter un petit chemin à pied le long d’un canal (ou d’une rivière).

La crique étant assez réduite, il est vivement conseillé d’y aller tôt le matin pour en profiter au calme, en tout cas en haute saison. Ensuite, l’endroit se remplit rapidement et il devient plus compliqué de trouver une place.

A peine arrivés, nous prenons des transats sur le côté gauche du chemin. Ceux qui les louent vendent aussi des cocos.
La température de l’eau est top et il y a même une petite limite pour indiquer où la plupart des gens n’ont pas pied. L’eau n’est pas trop agitée.
En longeant la plage vers la gauche et en s’éloignant des baigneurs, nous remarquons une énorme tortue qui nage tout près du bord.

Matara
Après un agréable moment passé sur cette plage, nous reprenons la route vers Matara.
Le fort de Matara est l’un des vestiges coloniaux de la côte sud du Sri Lanka. Construit par les Hollandais au XVIIe siècle, il servait à protéger le port et les routes commerciales maritimes de la région.
Néanmoins, il est plus petit et moins touristique que le fort de Galle. On peut encore y voir une partie des remparts, l’ancienne porte fortifiée décorée des armoiries de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, ainsi que plusieurs bâtiments coloniaux toujours utilisés aujourd’hui. Franchement, cela ne nous a pas semblé passionnant, nous y sommes passés très rapidement.

Plus agréable, le Paravi Duwa Temple est un petit temple bouddhiste situé sur un îlot au large de Matara, relié au continent par une passerelle au-dessus de l’océan. L’endroit est agréable et particulièrement photogénique.

Phare de Dondra
Après 20 minutes de voiture, nous voici à Dondra. C’est le point le plus au sud du Sri Lanka. L’atmosphère est très sympa, un peu comme au fort de Galle. Les locaux s’y promènent se mêlant aux touristes. L’endroit est très photogénique et la lumière du soir y est très belle. Attention, il est compliqué de se garer à proximité du phare, surtout en fin de journée.

Villa Lyvie à Tangalle
Il est temps de reprendre la route et 50′ après, nous rejoignons notre logement près de Tangalle.
Ce logement est tenu par 2 françaises très sympas. La particularité des chambres est que, contrairement à beaucoup d’hôtels sri-lankais, une attention particulière a été portée à la décoration. De plus, dans cet établissement, il y a un vrai chef cuisinier local. Le Rice & Curry était encore meilleur que d’habitude !

Jour 4 – Tangalle → Udawalawe
Nous nous levons tôt et, avant de prendre la route pour aller en direction d’Udawalawe et ainsi quitter la côte, nous allons une dernière fois à la mer.

Goyambokka Beach
Comme la veille, nous prenons donc très tôt le chemin de la plage. A 10′ de l’hôtel, la magnifique plage déserte de Goyambokka nous attend.

Quelques petites vagues déferlent sur la plage. Petites vagues ? Nous rentrons dans l’eau très facilement tant la température est idéale mais nous sentons que « ça tire » là-dessous ! Et effectivement, quand Numéro 3 et moi-même nous aventurons un peu plus loin, nous prenons des vagues bien plus puissantes qu’elles n’en ont l’air. Et quand les rouleaux nous retournent, on a l’impression d’être dans une machine à laver, incroyable ! Il faut dire que l’océan est beaucoup plus agité en avril au Sri-Lanka. Si vous aimez les vagues qui chahutent les baigneurs, vous allez être servis !
Il y a des transats et quelques établissements bars-restaurants pour se rafraîchir et se restaurer, bref, une très belle plage bien aménagée sans excès.
Le Rocher de Mulgirigala
Notre chauffeur est tout content de se rendre avec nous au rocher de Mulgirigala, à seulement 25′ de route de notre hôtel.
Le Mulkirigala Raja Maha Vihara, souvent surnommé le « rocher de Mulgirigala », est l’un des sites bouddhistes les plus impressionnants du sud du Sri Lanka. Perché sur un immense bloc rocheux culminant à plus de 200 mètres de hauteur, ce monastère offre un mélange fascinant de spiritualité, d’histoire et de panoramas spectaculaires.
A savoir au sujet de ce type de rochers au Sri Lanka
Même si une grande partie du littoral sri-lankais est peu vallonnée, l’île repose sur un socle très ancien de roches cristallines âgées de plusieurs centaines de millions d’années. Avec le temps, l’érosion tropicale a progressivement usé les terrains plus tendres autour de certains blocs extrêmement résistants. Les rochers comme Mulgirigala, mais aussi Sigiriya ou Yapahuwa Rock Fortress, sont donc les vestiges d’anciens massifs rocheux qui ont mieux résisté à l’érosion que les paysages alentours.

Parking, accueil et conseil
Nous arrivons au parking du Rocher de Mulgirigala où des singes facétieux nous accueillent. Des vendeuses de souvenirs et de fleurs de lotus proposent gentiment leurs produits. Nous prenons le chemin du temple avec une fleur chacun à donner en offrande.
Nous n’oublions pas nos sarongs pour couvrir nos jambes et/ou épaules, comme dans tous les temples. Ce qui irrite Elle qui ressent cette contrainte de porter une couche supplémentaire sous la chaleur comme une injustice sexiste. En effet, les hommes peuvent entrer sans se couvrir s’ils ont des shorts longs, contrairement aux femmes. Vous pouvez donner votre avis en commentaire à ce sujet ! Attention, le sol rocheux est souvent brûlant, prenez des chaussettes à mettre une fois les chaussures/sandales enlevées comme il se doit dans chaque temple bouddhiste/hindouiste.
1er étage
Après une longue montée d’escaliers sous une chaleur écrasante, nous arrivons à un premier « étage » où nous prenons les billets et où se trouvent un Stupa blanc et une 1ère grotte ainsi qu’un arbre de la Bodhi. C’est sous cet arbre que le Bouddha historique, s’est assis en méditation et a atteint l’Éveil.

Dans la grotte entièrement peinte, on peut admirer un Bouddha couché. Un moine nous entoure le poignet d’un fil blanc en récitant des incantations (un mantra).

Montée et chapardeur
Nous continuons à monter. Un singe chaparde la fleur de lotus de Numéro 3, estomaqué par un tel toupet !
Au 2ème étage, on découvre des bassins dans lesquels des fleurs flottent, notamment le symbole du Sri Lanka, la « Lily Flower ».
Vers le sommet
Les escaliers deviennent plus difficiles, plus raides. Ce qui amuse Numéro 3 mais beaucoup moins ses parents !

Au sommet du rocher, un grand stupa blanc.

Puis légèrement en contrebas, une statue de Bouddha récente. La vue panoramique valait l’effort physique !

Nous redescendons (plus rapidement, forcément !) et reprenons la voiture pour plus d’une heure de trajet jusqu’au parc national d’Udawalawe.
Nous arrivons à l’hôtel Countryside Udawalawe où nous avons le temps de nous baigner dans la grande piscine puis de prendre une douche.

Une jeep nous attend et nous voilà prêts à vivre notre 1er safari. Nous sommes impatients et Numéro 3 trépigne avec son chapeau mexicain et ses jumelles autour du cou !
Safari à Udawalawe
Conseils et informations pratiques pour le safari à Udawalawe
- Udawalawe est l’un des meilleurs safaris du Sri Lanka pour voir des éléphants sauvages.
- Le parc ouvre tous les jours de 6h00 à 18h00.
- Les départs de safari se font généralement le matin avant 6h et l’après-midi autour de 14h.
- Le matin reste le meilleur créneau car il fait plus frais, il y a une meilleure lumière, les animaux sont plus actifs et il y a en général moins de jeeps au début. C’est pour cela qu’il est intéressant de dormir à proximité du parc.
- Réservez votre jeep avec chauffeur/guide en avance, surtout sur la période décembre-mars.
- Privilégiez les prestataires “éthiques”, qui roulent calmement sans poursuivre les animaux et respectent leur comportement naturel. La qualité du safari dépend beaucoup du chauffeur et de son approche. On nous a recommandé ce prestataire, réputé pour son côté respectueux et très pédagogique. Les guides parlent très bien anglais et partagent avec passion leurs connaissances sur les animaux et l’écosystème du parc.
- Prenez vos passeports ; pour payer l’entrée, le passeport est souvent demandé
- Anticipez le paiement en prévoyant du liquide en roupies car il arrive qu’internet ne fonctionne plus si panne ou coupure d’électricité.
Prix du safari
Pour participer à un safari à Udawalawe, il faut s’acquitter :
- de l’entrée du parc (comptez environ 35€ par adulte et 17€ par enfant pour des visiteurs non sri-lankais).
- de la location d’une jeep avec chauffeur/guide (entre et 22€ et 30€ par personne selon la période)
Beaucoup d’hôtels prennent une commission importante sur cette activité. Réserver directement avec un chauffeur de jeep local avec un lien comme celui ci-dessus revient souvent moins cher.
Y a-t-il des léopards à Udawalawe ?
Il n’y a aucun doute sur le fait de voir des éléphants. Ils sont très nombreux et se dirigent très régulièrement vers l’immense lac autour duquel les jeeps tournent.
En revanche, même s’ils sont présents dans le parc, les léopards restent très rares et discrets. Les chances d’en apercevoir lors d’un safari sont donc extrêmement faibles.
Notre expérience sur le safari d’Udawalawe
Quelques semaines avant de partir, nous avons donc réservé notre jeep avec chauffeur guide et à l’heure prévue, la jeep est bien là. L’hôtel nous fournit quelques boissons fraîches dans une glacière et nous partons en direction de l’entrée.
Nous longeons un immense réservoir d’eau pour les rizières des alentours. En effet, la région est sèche et les pluies se concentrent seulement sur 3 mois.
Premier éléphant
Quelques instants plus tard, nous voilà au guichet pour payer l’accès. Nous pouvons maintenant entrer dans le parc et nous tombons très rapidement sur le 1er éléphant de notre séjour.

Le plein d’oiseaux
Notre guide s’arrête régulièrement pour nous montrer des oiseaux variés et colorés. Les paons sont innombrables et il nous montre également des cigognes, des hérons, des aigles, des buses, cormorans, des canards, des martins-pêcheurs, des guêpiers… De façon assez étonnante, beaucoup de ces oiseaux vivent également dans le nord de la France ! Le guide nous explique pas mal de choses sur leur mode de vie. Numéro 3 se penche vers nous : « On s’en fout des oiseaux nous ! »

Crocodiles fatigués
Nous arrivons près du lac central et, au loin, nous pouvons observer des crocodiles, parfaitement immobiles, parfois même la gueule ouverte.

Cela a le don d’énerver Numéro 3 qui a envie de descendre de la jeep pour les réveiller. C’est vrai quoi, ils sont là à ne pas bouger alors que des oiseaux les narguent à 5-6 mètres. Il veut de l’action !
Nez à nez avec un éléphant
Un peu plus loin, nous avons la chance d’observer plusieurs éléphants de très près. Numéro 3 remarque qu’ils ont peu, voire pas de défenses. C’est une particularité des éléphants d’Asie : beaucoup naissent naturellement sans défenses. Cela a d’ailleurs contribué à ce qu’ils soient moins touchés par le braconnage et les massacres que leurs cousins d’Afrique.

Nous sommes admiratifs de ces pas lents mais presque gracieux et observons comment ils parviennent, avec leurs pattes avant et leur trompe à se nourrir d’herbes pourtant très courtes. Nous avons la chance de pouvoir en observer plusieurs de très près, soit marchant juste à côté de la jeep soit mangeant à proximité immédiate de la piste.
Des faons et des chiens
Plus surprenant, nous croisons de nombreux faons que l’on n’imagine pas ailleurs que dans des forêts d’Europe et des chiens ! En effet, au Sri Lanka, on croise partout des chiens errants et dans ce parc naturel, pas d’exception. Ils effraient d’ailleurs un éléphant qui s’éloigne en grognant puis se lance du sable par dessus la tête avec sa trompe pour essayer de les intimider !
Buffalo
Les buffles sont nombreux également, broutant ou se baignant dans des mares d’eau croupie pour tenter de se rafraîchir.

Après 4 heures d’observations variées, nous terminons ce safari ravis.

C’est une émotion difficilement descriptible de voir ces magnifiques éléphants en liberté mais peu farouches et tout près de nous.
Nous remercions le guide (avec des mots et des tips) et retournons à la piscine de l’hôtel sans attendre car la chaleur est vraiment pesante.
Jour 5 – Udawalawe → Ella
Le lendemain matin, nous nous levons tôt (comme d’hab) et rentrons encore davantage à l’intérieur des terres en direction d’Ella.

Après 1h30 de route, nous faisons un arrêt à Buduruwagala pour admirer d’impressionnantes statues taillées dans la roche.
Buduruwagala Statues
Les statues de Buduruwagala comptent parmi les sites bouddhiques les plus impressionnants du sud du Sri Lanka. Sculptées directement dans une immense paroi rocheuse, elles dateraient du Xe siècle.
Les tickets pour accéder coûtent un peu moins de 1000 roupies (3€).
Une grande allée bordée d’arbres et ponctuée de quelques marches permettent d’atteindre facilement et rapidement la falaise.

La statue centrale représente un Bouddha debout de près de 16 mètres de haut, ce qui en fait l’une des plus grandes statues rupestres du pays. Autour de lui, six autres figures sculptées dans la roche représentent des divinités associées au bouddhisme.

Une fois arrivés au pied de la falaise, s’agissant bien d’un temple bouddhiste, il faut enlever ses chaussures, chapeaux et casquettes et mettre un sarong. Un genre d’autel accueille les offrandes.

Comptez 20′ pour la visite depuis le parking.
Au retour sur celui-ci, Numéro 3 est ravi de découvrir 2 singes dans l’arbre qui apporte de l’ombre à notre véhicule.

Ravana Falls
Une heure de voiture nous sépare des cascades de Ravana (Ravana Falls) qui auraient pu nous offrir une pause rafraîchissante. Cependant, force est de constater que, bien que nous ne soyons pas en haute saison, Ravana Falls est clairement un site très touristique et très fréquenté.
Sa grande popularité vient surtout de son accès ultra facile : la cascade est juste au bord de la route principale près d’Ella, et nous ne pouvons donc que constater qu’il faut aller très loin sur la route pour trouver une place. Nous savons déjà que nous n’aurons aucune satisfaction à découvrir le site dans ce contexte. Nous observons rapidement la cascade depuis la voiture un peu dépités puis repartons en direction d’Ella. La file de tuk-tuks, bus et voitures garés aux abords de la cascade est impressionnante. C’est la seule et unique fois que nous aurons cette impression de surtourisme au Sri Lanka.
Little Adam’s Peak
Il ne faut qu’une dizaine de minutes en voiture après cette cascade pour atteindre Little Adam’s Peak. Nous traversons Ella et atteignons l’accès à la randonnée facilement.
Little Adam’s Peak ou Adam’s Peak, quelle différence ?
Little Adam’s Peak est une randonnée facile près d’Ella, idéale pour profiter de superbes vues sur les montagnes et les plantations de thé. La montée dure environ 30 à 45 minutes et reste accessible à tous, sans difficulté particulière.
Adam’s Peak est au contraire une montagne sacrée beaucoup plus exigeante, connue pour son pèlerinage nocturne avec des milliers de marches jusqu’au sommet.
Les deux sont souvent comparés, mais leur géographie est très différente : Little Adam’s Peak culmine autour de 1 100–1 150 m dans un paysage de collines douces et de théiers, tandis qu’Adam’s Peak atteint 2 243 m dans un relief beaucoup plus abrupt et isolé.
Côté pratique, Little Adam’s Peak est gratuit et facilement accessible depuis Ella (à pied ou en tuk-tuk). Le meilleur moment reste le lever ou le coucher du soleil, même si ces horaires sont les plus fréquentés.
Les aménagements disponibles sur le Little Adam’s Peak
Notre chauffeur trouve une place tout près de l’entrée du sentier qui mène au sommet. Un panneau indique l’entrée pour les tuk-tuks car la 1ère partie peut être parcourue ainsi.

Nous trouvons également un plan un peu plus loin. En effet, il est nécessaire de se repérer car tout au long de la montée vers Little Adam’s Peak, plusieurs aménagements ludiques ont été installés pour les visiteurs :
- de grandes balançoires avec vue sur les montagnes
- des plateformes en bois pour prendre des photos spectaculaires
- des petits nids suspendus très populaires sur Instagram
- une impressionnante tyrolienne qui survole une partie de la vallée
- un skywalk
- une piscine
- un mur d’escalade
Toutefois, pas d’inquiétudes, sur le dernier tiers, le sentier part au beau milieu de la nature et le côté « parc d’attractions » disparait.
Début de randonnée
Le 1er kilomètre se fait donc sur un sentier bétonné où les tuk-tuks, voire des voitures, emmènent les randonneurs les moins courageux (ou les plus fatigués !). Tout du long, de petites échoppes tentent les promeneurs.
Une fois arrivés au parking, de grands panneaux bleus indiquent les attractions disponibles. Le sentier se poursuit sur la gauche et nous passons le long de la piscine à débordement (Ravana pool club), puis près des balançoires géantes où de longues robes aux couleurs vives attendent les instagrammeuses de toute nationalité.

Un peu plus haut, ce sont murs d’escalade, « skywalk », tyrolienne et plate-forme en bois qui attendent les touristes randonneurs.
Ravana
De cette plateforme, on peut photographier, avec vue sur le peak, le fameux Ravana. Ancien roi du Sri Lanka, il est vénéré comme un monarque brillant, un grand érudit, un scientifique et un guerrier d’une force inégalée. Les locaux sont très friands de photos prises devant cette statue.

Marches, tranquillité et 1er sommet
Une fois ces attractions passées, il y a moins de monde sur le sentier et les marches mènent, après quelques efforts sous la chaleur, à un premier sommet qui offre déjà une très belle vue.

On voit sur la photo ci-dessus au fond à gauche, le 2ème sommet, plus difficile à atteindre mais où le panorama est magnifique.
Avant de nous y rendre, sur la droite, nous ne manquons pas le 2ème point de vue de ce 1er sommet, tout aussi sympa.

Surtout qu’un (petit) arc-en-ciel a la bonne idée de se former sous nos yeux !

2ème sommet
Il faut alors redescendre puis remonter sur un sentier mal tracé et plus acrobatique pour atteindre ce 2ème sommet.
La vue panoramique est encore plus spectaculaire.

Avec des jumelles, on peut observer de nombreuses cascades dans les montagnes en face.

Il est déjà 18h quand nous rejoignons la voiture et il est temps de nous installer dans notre incroyable hôtel au milieu de la jungle.
L’hôtesse nous conseille d’être debout au moment du lever du soleil, on verra demain si cela vaut effectivement le coup d’oeil !
Jour 6 – Ella ; trek à la journée et Nine Arch Bridge
Lever de soleil
A 6 heures, je suis effectivement debout, dans l’attente du lever du soleil. La veille au soir, nous n’avions pas bien pu voir à quoi ressemblait l’hôtel car il faisait nuit. Clairement, je ne suis pas déçu de ce que je peux admirer au petit matin !


Mais surtout, alors que la lumière se fait plus vive, nous assistons aux réveils des singes qui passent sur notre terrasse pour aller prendre leur petit déjeuner !
Trek à travers les plantations de thé
Cette journée est majoritairement consacrée à un trek au coeur des plantations de thé.
Depuis Ella, tout est organisé pour cette randonnée/trek au sein du pays du thé avec un guide spécialisé.
Les présentations une fois faites entre nous et le guide, nous nous mettons en route. Très rapidement, le sentier s’élève. Nous marchons régulièrement, en écoutant les informations du guide sur la culture du thé.

Au point le plus haut de cette 1ère partie de la randonnée, la vue panoramique est magnifique.

Le travail dans les champs
Les champs de thé sont maintenant tout autour de nous. Nous apercevons au loin quelques cueilleuses. Quand leur sac est plein, elles rejoignent le bord du chemin principal pour procéder à la pesée. Pour cela, une long bâton épais est posé sur la tête de 2 cueilleuses et au milieu de celui-ci, une balance pèse, grâce à un ressort, le poids des sacs.

Le métier de cueilleuse est à 90% féminin et c’est un métier très dur physiquement. Les sacs sont lourds porter, il faut beaucoup marcher dans des terrains parfois très en pente. Nous avons appris beaucoup de choses sur cette culture du thé grâce à notre guide, ce serait trop long de tout réexpliquer ici !
Nous montons à nouveau, toujours au milieu des plants de thé.

Les plants de thé sont taillés une fois dans l’année, nous explique notre guide. Les branches coupées sont laissées sur place afin qu’elles sèchent. Ensuite, elles sont vendues à petit prix comme bois pour cuisiner. En effet, dans les villages autour, les habitations sont majoritairement sommaires et les habitants font la cuisine grâce à un feu de bois.

Bien-être au milieu du thé !
Les paysages sont superbes, notamment grâce à la couleur du thé. En effet, les plants de thé semblent presque fluorescents. Nous sommes à plus de 1500m d’altitude, les températures sont très agréables. Nous nous sentons incroyablement bien au milieu de ce silence et de cette beauté !

Très proche du sommet sur lequel nous allons déjeuner, nous faisons une pause et croisons un couple franco-srilankais. Ce sont d’ailleurs les seules personnes que nous verrons durant tout le trek ! Ceux-ci faisaient la boucle dans le sens inverse et l’homme avait une sangsue à son mollet. Habitué, il nous dit nonchalamment : oh je préfère attendre qu’elle tombe toute seule, ça coagule mieux ensuite ! Habitant le Sri Lanka depuis 20 ans, nous le croyons mais brrr, on n’a pas envie d’être à sa place.
Pas d’inquiétude toutefois, si vous partez pour cette randonnée avec des chaussettes hautes, il y a très peu de risques que vous soyez mordus par une sangsue.
Pause déjeuner sur les hauteurs
Après 3h30 de marche (pauses comprises), nous voici au sommet de notre trek. Nous nous installons face à un beau panorama.

Le guide sort de son sac les sandwiches qui ont été préparés pour nous. Quelle sérénité ! Le seul bruit que l’on peut entendre, c’est le gazouillement des oiseaux.
Il est temps de reprendre notre route pour rejoindre le point d’arrivée où notre chauffeur nous attend.

Que ce soit pour la beauté des paysages, les informations autour de la culture du thé ou le plaisir de marcher sur ce trek accessible au plus grand nombre, nous vous recommandons cette activité, à réserver ici.
Nine Arches Bridge
Il nous reste un peu de temps après être revenus du trek et nous décidons d’aller au Nine Arches Bridge, près de la ville d’Ella. Avant de partir, nous vérifions les horaires du train. En effet, c’est beaucoup plus photogénique quand le train traverse lentement le viaduc. Il passe dans 40′, parfait ! Nous commandons donc un tuk-tuk qui nous y emmène rapidement.
Le Nine Arches Bridge est l’un des sites les plus emblématiques du Sri Lanka. Construit au début du XXᵉ siècle sous la période coloniale britannique, ce spectaculaire pont en pierre et en brique possède neuf arches, d’où son nom. Entouré de plantations de thé et d’une végétation tropicale luxuriante, il offre un décor particulièrement photogénique. Le contraste entre l’ouvrage ancien, la jungle et les montagnes environnantes en fait un lieu incontournable lors d’un passage à Ella.
Une fois déposés à proximité, il suffit de marcher quelques minutes pour accéder au pont, voire moins selon la bonne volonté du conducteur de tuk-tuk ou l’affluence sur place. Archi-connu, ce pont est un des points les plus touristiques du Sri Lanka, il y a donc tout le temps du monde. Des gens marchent sur les rails, nous remarquons que beaucoup de Sri-lankais se prennent en photo sur les rails, sur le pont, plutôt que prendre le pont lui-même.

Nous marchons d’abord à droite du pont puis sur le pont. Ensuite, nous décidons de le traverser pour aller du côté gauche du pont. De ce côté-là, on peut alors s’éloigner pour avoir une meilleure vue sur le pont avant l’arrivée du train. Certains sentiers montent également sur les hauteurs.

Quinze minutes en retard, nous entendons le train arriver de loin. Il passe tout doucement et évidemment, ça rappelle beaucoup de photos et de vidéos !

Conseils pour profiter du Nine Arches Bridge
Jour 7 – Ella → Kandy
Notre trajet en train d’Ella à Nanu Oya
Aujourd’hui, il est encore question de train mais cette fois, nous n’allons pas le voir passer mais faire une portion de la célébrissime ligne Ella Kandy à son bord.
Pourquoi une portion seulement ? Parce que les terribles inondations de décembre 2025 ont provoqué des glissements de terrain et une partie de la ligne de chemin de fer a été endommagée. Aux dernières nouvelles, il n’est pas possible de faire Kandy – Nanu Oya. Vérifiez bien les nouvelles des travaux, notamment sur la page FB des chemins de fer Sri-Lankais.
La gare d’Ella
La gare d’Ella ne ressemble pas vraiment à une gare. Cependant, la file d’attente devant le guichet nous indique que nous sommes bel et bien au bon endroit.

Le trajet en train
Le train arrive tranquillement en gare avec 30 minutes de retard. Les paysages défilent lentement : plantations, ouvriers agricoles, vaches, montagnes, marcheurs, … On en prend plein les yeux et la vie à bord est plus que divertissante, avec les vendeurs qui parcourent le train avec leurs boissons, samossas et autres produits à acheter et les touristes qui échafaudent les stratégies les plus diverses pour obtenir les plus belles prises de vues.

Comme tout le monde, on fait la queue aux portes ouvertes pour le panorama et les photos. Nous observons attentivement les couples organisés : l’un se met à une porte et l’autre se met à la porte suivante. Certains restent assis entre les portes, d’autres restent aux fenêtres, bref une expérience à part !
Cette vidéo vous donne un aperçu des paysages que l’on peut voir :
Vous retrouverez rapidement un article spécialement dédié à cette expérience.
Nuwara Eliya
Après ce trajet, nous retrouvons notre chauffeur à Nanu Oya, terminus actuel de la ligne. Nous prenons la route en direction de Nuwara Eliya.

Le potager du Sri Lanka
Les alentours de Nuwara Eliya sont souvent considérés comme le « potager du Sri Lanka ». Grâce à l’altitude et au climat plus frais que dans le reste du pays, la région est idéale pour les cultures maraîchères. En parcourant les routes de montagne autour de la ville, on découvre de vastes parcelles parfaitement organisées où poussent carottes, poireaux, pommes de terre, choux, salades ou encore fraises.
Ces paysages agricoles en terrasses contrastent fortement avec les rizières tropicales visibles ailleurs dans le pays. Au bord de la route, de nombreux vendeurs proposent fruits et légumes. On a pu tester des fraises, qui finalement, se sont révélées assez décevantes, un coup de pas de chance ou peut-être pas encore la saison.

Il ne nous faut que 15 minutes pour arriver à Nuwara Eliya. La circulation y est difficile et il nous faut finalement plus de 30′ pour traverser une partie de la ville et trouver une place de parking.
Surnommée « Little England », cette ville perchée à près de 1 900 mètres d’altitude offre un climat frais, des maisons coloniales, des jardins fleuris et de vastes plantations de thé à perte de vue dans les alentours. La Poste est so british !

Le lac Gregory
On comprend rapidement pourquoi les Anglais appréciaient cet endroit. Il fait presque frais par rapport au reste du pays ! Nous faisons une promenade sur les berges du lac Gregory. L’entrée est payante (1000 roupies, soit 3 €).

Le parc aménagé au bord du lac est un lieu très agréable pour se détendre et profiter du calme de Nuwara Eliya. Très apprécié des familles sri-lankaises le week-end, on y trouve de grandes pelouses, des allées fleuries et plusieurs activités de plein air. Il est possible d’y faire une balade à pied ou à vélo avec une belle vue sur le lac et les collines environnantes.

Les visiteurs peuvent aussi louer des pédalos ou faire un tour en bateau.

Numéro 3, même s’il se transforme peu à peu en mini-ado, profite des aires de jeux. Mais il apprécie surtout les petits stands de snacks installés le long des berges. Avec son ambiance paisible et son climat frais, cet endroit est parfait pour passer quelques heures. On se croirait vraiment dans un parc londonien alors que l’on se trouve en Asie, c’est dingue !

Nous passons encore quelques instants à parcourir la ville à la recherche de belles maisons victoriennes puis reprenons la route en direction de Kandy.
Ramboda Falls
Quasiment une heure après avoir quitté Nuwara Eliya, nous approchons de Ramboda Falls. Il s’agit de l’une des plus belles cascades des hauts plateaux du Sri Lanka. Située sur la route entre Nuwara Eliya et Kandy, elle se dévoile au cœur des plantations de thé dans une ambiance fraîche et verdoyante. Avec ses impressionnants 109 mètres de hauteur, l’eau dévale plusieurs niveaux rocheux.
Depuis le parking, une courte randonnée d’environ 10 à 15 minutes permet d’accéder au pied de la cascade. Le sentier descend à travers la végétation et offre de beaux points de vue sur les environs. Une fois en bas, on profite pleinement du grondement de l’eau et de l’atmosphère paisible des montagnes sri-lankaises. C’est une halte idéale pour faire une pause pendant le trajet et admirer les paysages typiques du Sri Lanka montagneux.
C’est ce que nous explique en tout cas le guide mais comme il est tard et que le parking semble bien occupé, il propose d’observer la cascade depuis les hauteurs, non loin de là. Nous ne voulons pas arriver trop tard à l’hôtel et comme c’est la fin de la saison sèche (avril), le débit de la cascade est plutôt réduit. Nous choisissons donc cette option d’observation à distance.
L’arrêt se fait donc sur un parking à une certaine distance des cascades, traversons une boutique et accédons à une grande esplanade d’observation. La vue est sympa mais effectivement, en tout cas de là où nous sommes, la cascade est loin d’être impressionnante.

Nuit à Kandy
Encore 1h30 de voiture et nous voilà à Kandy. L’accès à l’hôtel est assez acrobatique (heureusement, le guide a ensuite trouvé un accès plus direct) mais permet d’avoir une magnifique vue sur les hauteurs de la ville.

La vue de la chambre est magnifique et évidemment, Numéro 3 se précipite pour une baignade bien méritée avant le dîner. Notre hôtel est très bien équipé. Nous sommes ravis de ce choix pour y rester 2 nuits, ce qui nous permettra de laver du linge.

Encore une fois, nous sommes surpris de la gentillesse du personne. Notre serveur est très pro et nous fait la conversation pour nous indiquer des choses intéressantes à voir à Kandy. Top !
Jour 8 – Kandy
Kandy, une ville à part
Située à environ 500 mètres d’altitude au cœur des montagnes et comptant 130.000 habitants, Kandy bénéficie d’un climat plus frais et agréable que les régions côtières. Dernière capitale du royaume cinghalais avant la colonisation britannique en 1815, Kandy occupe une place majeure dans l’histoire du pays et reste aujourd’hui un important centre culturel et religieux.
Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, Kandy mêle patrimoine historique, ambiance animée et nature verdoyante autour de son lac emblématique et des collines environnantes.

Tuk-tuk city tour – visite de Kandy
Lesley, notre guide pour le city-tour dans Kandy arrive à 8h avec son tuk-tuk. Vous pouvez le retrouver sur TripAdvisor en tapant « tuk tuk kandy lesley », il est vraiment top et s’adapte aux demandes des visiteurs.
La circulation à Kandy est assez dense, le tuk-tuk est donc, comme à Colombo, le meilleur moyen de découvrir la ville.
Kandy Lake (Kiri Muhuda)
Nous commençons véritablement notre visite au bord de lac de Kandy. Véritable poumon vert de la ville, il offre une agréable promenade de plus de 3 km autour de ses rives. Bordé par le Temple de la Dent et entouré de collines verdoyantes, il constitue l’un des paysages les plus emblématiques du Sri Lanka.

D’immenses arbres sont plantés au bord de l’avenue qui borde le lac. Des centaines de chauve-souris sont accrochées aux branches, tête en bas.
Temple de Bahirawakanda
Notre prochaine étape est le Temple de Bahirawakanda. Perché sur la colline du même nom, à environ 2 km du centre de Kandy, ce temple est surtout connu pour son immense statue blanche de Bouddha assis. Elle mesure 27 mètres de haut !

Visible depuis de nombreux endroits de la ville, elle domine le paysage et constitue l’un des symboles de Kandy. On a d’ailleurs une belle vue sur le lac où nous étions un quart d’heure auparavant.

A l’intérieur, plusieurs salles sont peintes, comme souvent, reprenant l’histoire de Bouddha.

L’une d’elles, plus originale, présente les différents étapes de putréfaction des corps ! Numéro 3 apprécie, pour lui c’est une idée géniale.

Kandy war cemetary
En revenant vers le centre de Kandy, nous faisons une halte au Kandy war cemetary.
Le Kandy War Cemetery est un cimetière militaire calme et très bien entretenu. Géré par la Commonwealth War Graves Commission, il rend hommage aux soldats du Commonwealth morts pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment des soldats britanniques, australiens, canadiens, indiens et néo-zélandais. Ses allées verdoyantes et ses stèles blanches créent une atmosphère paisible et recueillie, propice au souvenir. Il est interdit d’y prendre des photos.
Pont de la rivière kwai (ou pas!)
Nous passons ensuite près d’un pont métallique. Notre guide affirme que ce pont a servi au film « Le pont de la rivière Kwai ». Alors qu’il a été tourné en Thaïlande. Coup de bluff ou pas ? Peu importe notre visite continue.

Jardin des épices
Le guide nous emmène ensuite au jardin des épices. Nous avons la chance d’avoir un guide spécifique pour cette visite, qui parle français. Pratique, parce que les nom des plantes et des épices en anglais, ce n’est pas évidemment ! On y découvre une grande variété d’épices sri-lankaises comme la cannelle, la cardamome, le poivre, la vanille ou encore le gingembre. La promenade permet de voir les plantes dans leur environnement naturel et de comprendre leur utilisation en cuisine comme en médecine ayurvédique.

Fabrique de bijoux
Nous ne sommes pas fans des visites « artisanales » mais nous nous sommes laissés tenter par 2 visites de ce genre : une fabrique de bijoux et une usine de thé.
La ville de Kandy est historiquement liée à l’artisanat et au travail des pierres. Le Sri Lanka est réputé pour ses pierres précieuses (saphirs bleus, pierres de lune, grenats), et la région de Kandy est un point de passage important dans leur commerce et leur transformation.
La visite d’une fabrique permet généralement de découvrir les différentes étapes de fabrication : fouilles, travail dans la mine, extraction, taille des pierres, montage des bijoux et travail de l’or ou de l’argent.

Usine de thé
Nous ne sommes pas spécialement fans de thé non plus, mais difficile d’aller au Sri Lanka sans parler de thé ! Lors de notre trek d’il y a quelques jours, nous avions vu comment était planté et récolté le thé, il était donc intéressant de visiter une usine afin de découvrir toutes les étapes de fabrication du thé de Ceylan. Nous sommes accueillis par une guide qui parle française et nous montrent les machines qui permettent le flétrissage des feuilles, la fermentation, le séchage et le tri. On comprend mieux les types de thé : thé blanc à partir de bourgeons, thé vert à partir de feuilles peu oxydées, thé noir à partir de feuilles entièrement oxydées.

Evidemment, une dégustation puis une boutique nous attendent avant la sortie. Les prix sont généralement plutôt abordables sur place, mais le thé blanc qui est le meilleur, est extrêmement cher !
Temple de la dent
La journée de visite de Kandy se termine avec le fameux Temple de la Dent. Nous avons attendu 18h30 pour pouvoir visiter le temple mais aussi assister à une cérémonie.
Le Temple de la Dent, ou Sri Dalada Maligawa, est le site bouddhiste le plus sacré du Sri Lanka. Il abrite une relique vénérée : une dent de Bouddha, conservée dans un sanctuaire doré. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le temple impressionne autant par son importance religieuse que par la richesse de son architecture et l’effervescence qui l’entoure.
Et effectivement, une fois nos sarongs mis, nous observons un nombre très important de personnes qui entrent comme nous dans le temple. Touristes mais surtout beaucoup de locaux. Nous assistons à la cérémonie qui mêle prières, offrandes et musique traditionnelle.
On monte ensuite à l’étage. Une file d’attente se constitue. Nous n’y prenons pas part car il s’agit de passer et se prosterner devant la dent. Nous préférons laisser notre place aux fidèles qui sont nombreux.

Une autre salle est très fréquentée, il s’agit de la nouvelle salle du sanctuaire (souvent appelée l’Alut Maligawa ou New Shrine Room).
Dans cette grande salle, nous suivons comme les autres un circuit continu pour en faire le tour. Nous y voyons un alignement de statues de Bouddha offertes par différents pays bouddhistes d’Asie et une immense série de fresques et de tableaux peints tout autour des murs de la pièce.
Quand nous sortons, il est un peu plus de 19h et une averse tropicale puissante nous contraint à retourner au tuk-tuk en courant.
Un dernier repas dans notre hôtel et nous faisons les valises car le lendemain, nous reprenons la route vers le nord.
Jour 9 – Kandy → Dambulla
Pour cette 9ème journée, nous quittons notre hôtel de Kandy et poursuivons notre route vers le nord, au sein du « triangle culturel ».

Nous quittons Kandy avec notre chauffeur et nous arrêtons dans la banlieue proche de Kandy au Royal Botanic Garden.
Jardin botanique de Peradeniya – Royal Botanic Garden
Ancien jardin royal aujourd’hui étendu sur plus de 60 hectares, ce havre de paix est mondialement réputé pour sa collection d’orchidées spectaculaires, ses parterres de fleurs et ses arbres géants.
Horaires d’ouverture
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Tous les jours de l’année : De 7h30 à 17h00 (ou 18h00 selon la saison).
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Le meilleur moment : Arrivez dès l’ouverture à 7h30 pour éviter la chaleur tropicale écrasante de la mi-journée et profiter de la lumière du matin, idéale pour les photos, avant l’arrivée des groupes de touristes.
Tarifs d’entrée
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Touristes étrangers (Adultes) : Environ 3 500 LKR (roupies srilankaises), soit entre 10 € et 12 € selon le taux de change actuel.
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Enfants étrangers (5 à 12 ans) : Environ 1 700 LKR.
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Option voiturette électrique : Le parc est immense (plus de 60 hectares). Si vous voyagez avec des enfants en bas âge ou des personnes à mobilité réduite, vous pouvez louer une petite voiturette avec chauffeur à l’entrée pour environ 1 000 à 2 000 roupies de l’heure.

Notre visite du Royal Botanic Garden
Nous prenons 3 heures pour visiter ce magnifique jardin. Voici les lieux que nous avons préférés :
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La serre aux orchidées (Orchid House)
C’est le joyau délicat du jardin. Cette serre abrite une collection fascinante d’orchidées sauvages et hybrides, dont certaines espèces rares endémiques au Sri Lanka. Les explosions de couleurs (roses, violets, jaunes) et les structures suspendues en font un paradis pour les amateurs de macrophotographie (ce qui n’est pas notre cas !). Des panneaux fournissent des explications sur les différentes espèces.

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Le figuier géant de Java (Giant Javan Fig Tree)
Situé au cœur d’une grande pelouse, cet arbre de la famille des Ficus benjamina est tout simplement monumental. Planté au XIXe siècle, sa particularité réside dans l’étalement horizontal de ses branches, soutenues par des piliers naturels.

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L’allée des palmiers royaux (Royal Palm Avenue)
C’est l’image de carte postale la plus célèbre du parc. Cette allée majestueuse est bordée de palmiers royaux vertigineux, parfaitement alignés, qui pointent vers le ciel. La perspective est incroyable pour faire de superbes photos, notamment tôt le matin quand la lumière traverse les palmes. Le jardin compte plusieurs autres allées thématiques (palmiers à choux, palmiers ronds) tout aussi photogéniques, comme la photo ci-dessous.

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Les insolites « arbres à pattes d’éléphant »
Avec leur tronc massif, craquelé et ultra-renflé à la base, ils ressemblent à s’y méprendre à de véritables pattes de pachydermes solidement ancrées dans le sol. Surmontés d’un plumeau de feuilles fines et retombantes, ces arbres à pattes d’éléphant offrent une silhouette insolite. Ce tronc en forme de « bouteille » n’est pas juste là pour faire joli ! Il s’agit d’un réservoir où l’arbre stocke de grandes quantités d’eau pour survivre aux périodes de sécheresse.

Une visite que nous vous recommandons, que vous soyez connaisseur en botanique ou non.
Notre chauffeur nous conduit ensuite en direction de Matale où 2 temples très différents nous attendent.
Matale – temple Sri Muthumariamman

Matale – le temple d’Aluvihara
Niché au cœur de parois rocheuses impressionnantes, le temple d’Aluvihara est un haut lieu du bouddhisme où l’histoire s’écrit encore au présent.

C’est ici même, au Ier siècle avant J.-C., que 500 moines érudits se sont réunis pour retranscrire pour la toute première fois par écrit les enseignements du Bouddha sur des feuilles de palmier (ola).
Lieu de vie des moines
Dans le bâtiment sur la gauche, on peut voir les lieux où sont faites les offrandes quotidiennes pour les moines mais également des objets liés à cette écriture sur feuilles de palmier.

Ce monastère est aujourd’hui encore pleinement actif : une communauté de moines en robe safran y vit, prie et étudie au quotidien.
Derrière, on voit des statues dont une au loin, dorée, sur les hauteurs.

Grottes
Plusieurs grottes sont peintes et si la 1ère est très belle mais classique avec son bouddha couché…

… une autre grotte est beaucoup plus originale. En effet, elle documente des scènes de torture !

Dans la cosmologie bouddhiste, ces fresques terrifiantes ne représentent pas une damnation éternelle, mais les châtiments temporaires du Naraka (l’enfer) destinés à purifier un mauvais karma. Historiquement, ces scènes de torture ultra-visuelles servaient de bande dessinée pédagogique pour enseigner la morale et la loi de cause à effet à une population pèlerine largement analphabète. En montrant crûment la souffrance liée au cycle des renaissances, le temple cherchait à provoquer un déclic spirituel pour inciter les fidèles à mener une vie droite.
Ce qui est encore plus surprenant, c’est que ce ne sont pas que des fresques mais aussi des statues. Numéro 3 est fan et se délecte des horreurs présentées et propose même des compléments de torture au cas où ils seraient encore vivants !
vidéo à venir
Cave Rock Temple Dambulla
Il nous faut une heure pour rejoindre le temple de Dambulla depuis le temple d’Aluvihara. Pendant tout le trajet, Numéro 3 cherchait d’autres types de torture, nous espérons donc qu’il n’y aura pas le même genre de grotte et de statues dans ce temple !
Si comme notre rejeton, vous ne maîtrisez pas trop l’anglais, non, au Cave Rock Temple il ne s’agit ici ni de rock’n’roll ni de caves où sont stockées les bouteilles ! « Rock » veut bien dire roc, roche, rocher, pierre et « a cave » signifie une grotte (à prononcer « kèv »). C’est donc le temple grotte en pierre de Dambulla. On peut dire « le temple troglodyte de Dambulla », ça sonne mieux.
Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le temple troglodyte de Dambulla est le complexe de grottes le mieux préservé du Sri Lanka. Son histoire commence au Ier siècle avant J.-C., lorsque le roi Valagamba, chassé de son royaume d’Anuradhapura par des envahisseurs, y trouve refuge pendant 15 ans. Une fois son trône récupéré, il transforme ces roches en monastère en signe de gratitude. Le site se compose de cinq grottes distinctes creusées sous un immense bloc de granit qui domine la plaine à 160 mètres de hauteur.
Entrée et escaliers
Après avoir franchi une arche, une longue allée nous mène au parking.

Nous nous acquittons des droits d’entrée « étrangers » (3000 roupies soit 10€ par adulte) puis entamons une longue montée d’escaliers qui nous prend 10 bonnes minutes. Il fait très chaud et, arrivés en haut, nous cherchons l’ombre. Il faut enlever les chaussures et mettre les sarongs. Des vendeurs de « boîtes magiques » mettent le grapin sur Numéro 3 et sa mère qui ont du mal à s’en défaire, Numéro 3 écarquillant les yeux devant le mystère de l’ouverture de ces boîtes, probablement conçues et fabriquées en Chine. Je m’attarde sur la vue qui est plutôt jolie.

Il y a beaucoup de visiteurs et on remarque de nombreux moines parmi eux. Ils cherchent de l’ombre aussi, c’est dire s’il fait chaud !

Après un contrôle des billets, nous franchissons cette belle porte. Les bâtiments du temple se trouvent tous sur notre droite, construits dans le roc. Il y a donc 5 grottes.

Les 5 grottes
Première grotte
Nous entrons dans la 1ère et la plus petite d’abord. Elle est presque entièrement occupée par une immense statue de Bouddha couché de 14 mètres de long, sculptée directement dans le granit. Elle représente le Parinirvana (le moment de sa mort et de son entrée au Nirvana).

La 2ème grotte
Nous entrons dans la 2ème grotte qui est la plus grande, la plus spectaculaire et la plus célèbre du complexe. Elle mesure plus de 50 mètres de large. La grotte abrite 56 statues. Si la majorité représente le Bouddha dans différentes postures (méditation, protection, enseignement), elle se distingue par la présence de figures historiques et divines dont deux statues de rois : le roi Valagamba (fondateur du site) et le roi Nissanka Malla (qui fit dorer de nombreuses statues au XIIe siècle).
Cette grotte est (presque) fraîche et impressionnante.

La 3ème grotte
La troisième grotte, le Maha Alut Viharaya (le Grand Nouveau Temple), a été parée de peintures au plafond et sur les murs dans le style typique de Kandy au XVIIIème siècle. En plus de la cinquantaine de statues de Bouddha, dont un Bouddha couché superbement sculpté, on y trouve également une statue du roi.

La 4ème grotte
Plus petite, la 4ème grotte abrite un beau Bouddha assis sous un arc décoré (un Makara Torana). Au milieu de la pièce se dresse un petit stupa. Pour l’anecdote, des voleurs ont brisé ce stupa par le passé, pensant qu’il contenait les bijoux de la reine Soma, l’épouse du roi Valagamba.

La 5ème grotte
Enfin, nous atteignons la 5ème grotte, la plus récente. Les statues qui s’y trouvent sont faites de briques et de plâtre plutôt que de roche sculptée, et on y trouve un grand Bouddha couché entouré de divinités hindoues comme Kataragama et Vishnu, témoignant de la cohabitation historique des deux religions sur l’île.
Nous retournons vers l’entrée en essayant de marcher sur des endroits à l’ombre car la roche brûlante agresse nos pieds nus.

Sur cette photo, on voit bien les arcades ombragées qui permettent de passer d’une grotte à l’autre.
Cultural center et spectacle de danse
Notre guide insiste pour que sur le chemin de l’hôtel , nous fassions une halte au « cultural center ». Un spectacle de danse y est proposé. Le genre d’activité 100% pour touristes dont nous ne sommes pas fans. Néanmoins, c’est un peu dommage de passer devant et ne pas y assister alors qu’une représentation a lieu 10 minutes après notre passage… Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, nous faisons donc demi-tour et assistons à ce fameux spectacle de danse.
Finalement, on se laisse séduire par ce spectacle où les costumes, la musique et les danses éclairent notre connaissance du Sri-Lanka.
Finalement, nous ressortons plutôt satisfaits de ce spectacle.
Hôtel près de Dambulla
Il est temps de rejoindre notre hôtel près de Dambulla. Cet établissement a été un de nos préférés. Le personnel a été aux petits soins et la piscine, si importante pour Numéro et Elle était top. Eau très propre et jets massants sur les bords !

Jour 10 – De Dambulla à Habarana : Sigiriya et Ritigila
Ce matin, nous constatons que l’hôtel qui nous avait paru plutôt bien de nuit est en fait très bien !

Une bonne petite baignade nous permet de nous préparer à une journée riche en visites archéologiques : Sigiriya et Ritigila nous attendent en effet. Nous sommes au coeur du « triangle culturel » du Sri Lanka.

Sigiriya
Qu’est-ce que Sigiriya ?
Ancienne forteresse royale construite au Ve siècle, le site de Sigiriya est aujourd’hui classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. L’ascension, qui demande environ 1h à 1h30 aller-retour selon l’affluence, permet d’admirer des jardins remarquablement aménagés, les célèbres fresques des Demoiselles de Sigiriya et un panorama spectaculaire sur la jungle sri-lankaise. Une visite incontournable pour tout voyageur au Sri-Lanka.
Notre visite de Sigiriya
Nous partons tôt pour éviter la foule, le site étant extrêmement populaire. Il est un peu moins de 8h quand nous prenons nos billets dont le prix est plutôt élevé, en tout cas pour les adultes non Sri-Lankais : 11800 roupies soit plus de 30€.
Nous traversons d’abord les vestiges des anciennes fortifications, avant de découvrir de vastes jardins royaux remarquablement aménagés, dotés de systèmes hydrauliques particulièrement ingénieux pour l’époque.

Peu à peu, nous atteignons le pied du rocher. L’ascension débute alors, tandis que la chaleur devient de plus en plus intense.

Nous arrivons à une sorte de plateau où il est possible de se reposer un peu. Mais surtout, c’est l’endroit où l’on peut distinguer les deux pattes de lion avec des griffes.


La suite de l’ascension est plus difficile, en suivant des escaliers raides qui longent le rocher. Des singes parfois agressifs nous accompagnent (ne rien laisser dépasser du sac et ne pas les nourrir !).
Depuis le sommet, la plaine offre un panorama grandiose avec, juste en face, le rocher de Pidurangala. Plus économique, plus secret, plus sauvage et plus sportif, ce site est prisé pour son atmosphère paisible et son point de vue unique sur le rocher du Lion. Bien que l’enchaînement des deux ascensions soit un superbe défi, il demande une excellente condition physique. Nous ne tenterons pas l’expérience, il fait très chaud aujourd’hui.

Le sommet du Rocher du Lion
Nous parvenons enfin à la plus haute terrasse de Sigiriya qui correspond au sommet plat du rocher du Lion. C’est ici que le roi Kasyapa avait fait bâtir son palais fortifié au Vème siècle.
De là haut, on peut voir le chemin parcouru au milieu des jardins.

Cet espace en ruines se présente comme une série de terrasses successives en briques et en pierre, où l’on distingue parfaitement les bases des murs des anciens appartements royaux et des salles de garde.

La vue du ciel est magnifique mais attention, les restrictions de survol sont drastiques, comme pour tous les lieux labellisés UNESCO.
Sur le retour, nous descendons par un autre chemin et nous bifurquons sur la gauche pour passer devant la célèbre grotte du Capuchon de Cobre (Cobra Hood Cave).

Cet abri naturel abrite sous son plafond des vestiges de peintures anciennes aux motifs géométriques et floraux. Bien plus anciennes et effacées que les célèbres demoiselles de la paroi principale, ces fresques témoignent du temps où les moines bouddhistes occupaient les lieux, complétant magnifiquement la visite avant de quitter le site. Il est interdit de photographier ces peintures.
Ce site du Rocher du Lion est impressionnant et passionnant. Un incontournable !
Pause à l’hôtel avant Ritigila
Nous reprenons la route pour arriver à notre nouvel hôtel, près d’Habarana : Jay’s holidays resort. Cet hôtel est très sympa et son parc est un véritable havre de paix où l’on se réveille au son des oiseaux et des singes au milieu d’une végétation luxuriante.
Après une matinée sous une chaleur intense à marcher, inutile de dire que la baignade avant un déjeuner tardif fait beaucoup de bien.

Ritigila
Un bon rice & curry plus tard, notre chauffeur nous conduit vers Ritigila. Soudain, sur une longue ligne droite, un éléphant traverse la route à quelques dizaines de mètres de nous ! Courant au Sri Lanka, mais surprenant quand même !
Nous arrivons rapidement à Ritigila. Après avoir pris les tickets (6$=5.20€), un grand panneau noir donne des explications sur le site. Nous constatons également que nous sommes les seuls visiteurs.

Qu’est-ce que Ritigila ?
Ritigala est le plus haut sommet des plaines du centre-nord du Sri Lanka. Chargé de légendes royales antiques, ce site isolé au cœur d’une forêt dense et sauvage a abrité dès l’arrivée du bouddhisme un immense ermitage de moines ascétiques. Abandonné au Xe siècle après une invasion, le complexe révèle aujourd’hui aux visiteurs des sentiers pavés et des ruines témoignant de ce riche passé.
Notre visite de Ritigila
Est-ce la fatigue ou la pluie ? Quoi qu’il en soit, bien que nous ayons eu l’intégralité du site pour nous tout seuls, nous n’avons pas spécialement apprécié la visite des ruines de ce monastère oublié au fin fond de la jungle.
Nous commençons par la visite de l’immense bassin.

Des escaliers nous mènent à l’ancien hôpital…

… puis jusqu’à cet arbre singulier.

Ce site est immense et nous retournons à la voiture fourbus.
Nous rentrons à l’hôtel pour un bon moment de repos.
Jour 11 – De Habarana à Wilpattu en passant par Mihintale
Une nouvelle belle journée s’annonce après notre traditionnel petit déjeuner anglais. En effet, nous avons au programme un haut-lieu du bouddhisme et un safari !
Mihintale
Une heure de route nous sépare du site de Mihintale.
Si nous n’avons pas été fan du site de Ritigila, nous avons adoré Mihintale.
Le site sacré de Mihintale
Considéré comme le berceau du bouddhisme au Sri Lanka, le site sacré de Mihintale s’élève au sommet d’une colline boisée ponctuée de stupas blancs et d’anciens sanctuaires.
Après avoir déboursé 3€ par personne, nous découvrons ce site incroyable.

Après quelques marches d’escalier, nous arrivons auprès d’un grand et magnifique stupa blanc entouré de colonnes.

Mais la visite est loin d’être terminée, elle se poursuit par l’ascension d’un rocher.

Ascension difficile, les marches étant peu marquées et raides. Mais la vue du sommet vaut l’effort consenti !

C’est assez difficile à l’exprimer, mais on se sent incroyablement bien dans cet endroit. Notre chauffeur nous explique que Mihintale est le berceau absolu du bouddhisme au Sri Lanka. En effet, c’est au sommet de cette colline, en 247 avant J.-C., que le moine Mahinda convertit le roi Devanampiya Tissa. La légende raconte que le souverain y chassait un cerf lorsqu’une voix l’interpella depuis le pic d’Aradhana Gala ; après avoir résolu une série d’énigmes pour prouver sa sagesse, le roi et son peuple embrassèrent cette nouvelle philosophie.
On reste un long moment perchés sur le sommet de ce rocher à observer une procession. Puis nous redescendons par le même escalier raide et peu marqué (à éviter par temps de pluie!) afin d’assister à la fin de la cérémonie. Des singes se sont incrustés et piquent les offrandes sous le nez des moines ! Numéro 3 se délecte des facéties des singes et nous admirons, une fois de plus, le sang-froid des Sri-Lankais qui gèrent ces farceurs avec délicatesse.
Nous quittons Mihintale encore sur sous le charme de cet endroit incroyable.
Hôtel à Wilpattu
Une heure de voiture supplémentaire nous amène à Wilpattu. Nous posons nos affaires au Wilpattu Corridor & Tree House Hotel. L’originalité de cet hôtel ? Des chambres totalement construites en bois sont installées en hauteur, au niveau des oiseaux. Idéal pour observer la nature !

Mais avant d’observer depuis la terrasse de notre chambre, nous allons observer les animaux du parc Wilpattu depuis une jeep, lors d’un safari.
Safari à Wilpattu
Comme pour le safari d’Udawalawe, nous réservons à l’avance la jeep et le chauffeur/guide (réservation faite ici). Il faut ensuite s’acquitter du prix d’entrée du parc (35€ par adulte).
A l’entrée du parc, un panneau permet d’anticiper toute frustration.

On suit de longs chemins à travers la forêt où nous voyons peu d’animaux, surtout des oiseaux. Mais une fois près du lac, comme dans le safari du début du séjour, nous voyons des éléphants et des crocodiles, ce qui nous ravit.

Un peu plus loi, un éléphant bloque notre jeep !

Nous quittons le lac et croisons quelques oiseaux, des mangoustes, des bufles, mais, à la grande déception de Numéro 3, pas de léopard pour nous.

Le soleil se couche petit à petit et nous rentrons à l’hôtel pour le vivre depuis notre terrasse de chambre d’hôtel, à hauteur d’oiseaux.
Jour 12 – Wilpattu → Negombo
C’est déjà le dernier jour de ce formidable itinéraire à travers le Sri Lanka.
Il nous faut 1h45 de route pour rejoindre la forteresse de Yapahuwa.
Yapahuwa Fortress
La forteresse de Yapahuwa est un site historique spectaculaire, souvent décrit comme une version plus intime mais tout aussi impressionnante de Sigiriya. Érigée au XIIIe siècle sur un bloc rocheux abrupt s’élevant à près de cent mètres de hauteur, cette forteresse a été, temporairement, la capitale du royaume et refuge pour la relique sacrée de la Dent du Bouddha.
Notre visite
Nous arrivons et entamons la montée d’un escalier monumental en pierre, chef-d’œuvre d’architecture khmère et cinghalaise, orné de sculptures d’une finesse remarquable représentant des musiciens, des danseurs et les fameux lions de Yapahuwa.

En haut des escaliers, on traverse un magnifique porche en pierre. Il donne accès à une grande terrasse, endroit idéal pour souffler, admirer les détails des sculptures de plus près et jeter un coup d’œil en contrebas sur le chemin parcouru.

Sur la gauche, un petit sentier de terre et de roche, nettement plus sauvage et escarpé que l’escalier officiel, permet de grimper jusqu’au sommet du pic de granit (à environ 90 mètres de hauteur), alternant marches et « escalade » sur la roche.

Arrivé en haut, après une course intense avec Numéro 3, nous découvrons les vestiges de la forteresse haute. Un panorama similaire à celui de Sirigiya s’offre à nous, une vue spectaculaire et dégagée sur les plaines verdoyantes de la province du Nord-Ouest, les lacs environnants et la jungle à perte de vue.

Une fois retourné au pied de l’escalier monumental qui nous fait penser aux temples du Yucatan (Mexique), la personne de l’accueil nous emmène à gauche de la sortie.
Bonus de visite, le temple de Yapahuwa
Il nous emmène tout fier vers un temple, reconnaissance au stupa blanc.

Avec une énorme clé, il nous ouvre le temple grotte et nous retrouvons, dans l’obscurité, des statues de bouddha et des parois peintes.

Ce côté temple secret et obscur a beaucoup plu à Numéro 3 !
Munneswaram Temple
Il nous faut quasiment 2 heures de route pour rejoindre le Munneswaram Temple. Chemin de terre, vaches en liberté, nous avons l’impressions d’être en Inde !

Nous poussons les portes du complexe de Munneswaram et traversons ce site millénaire, l’un des sanctuaires hindous les plus sacrés du Sri Lanka. Nous explorons les différents sanctuaires du complexe. Le temple central dédié à Shiva ne passe pas inaperçu avec ses façades colorées et ses sculptures de divinités d’une précision incroyable.

Negombo
Une heure de route plus tard, nous voilà dans la dernière ville de notre itinéraire de deux semaines au Sri Lanka, Negombo.
Ancien village de pêcheurs, Negombo est devenu aujourd’hui l’un des ports de pêche les plus importants du pays.
C’est une ville commerciale, probablement la ville la plus « occidentale » du pays.
Sa particularité réside aussi dans son lagon et dans cette route spectaculaire qui, à la sortie de la ville, s’étire entre le lagon et l’océan, bordée de nombreux hôtels.
Dernier hôtel, dernier après-midi
C’est sur cette route que se trouve notre magnifique hôtel dans lequel nous passons un après-midi bien et une soirée bien agréable, avec vue sur le lagon.

En traversant la route, nous marchons sur la plage et observons les fortes vagues de l’océan alors que la lumière décline rapidement.
Jour 13 – Retour
Levés à 5 heures du matin, il est temps de quitter le Sri Lanka. Nous nous félicitons que l’agence ait choisi de nous faire dormir à Negombo la veille de notre vol ! Notre chauffeur nous emmène en effet en 15 minutes seulement à l’aéroport. Il est temps de se dire aurevoir, après deux semaines de voyage à ses côtés.
En bref, deux semaines au Sri Lanka
Ce roadtrip restera gravé dans nos mémoires. Ce pays nous a émerveillés par la diversité des paysages, sa culture, sa gastronomie et la gentillesse incroyable de ses habitants. A part pour quelques sites très connus (Sigiriya, quelques cascades très « instagrammables »), il n’y a jamais « foule » sur les lieux à visiter. La population est très accueillante et les gens aiment s’entraider. La sécurité est maximale au Sri Lanka mais contrairement au Mexique, on ne sent pas une police omniprésente voire menaçante. Bref, pour nous, c’est une destination idéale en famille pour un 1er grand voyage ou pour découvrir l’Asie.
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