LA PTITE FAMILLE BAROUDEUSE

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Bretagne / Nord-Ouest France Voyage à vélo

La Vélodyssée en famille : de Pornic à la Rochelle

Après un premier test réussi autour du lac du Der à l’automne dernier, on a décidé d’entreprendre un vrai voyage à vélo en famille en itinérance. Notre choix s’est porté sur un itinéraire au bord de la mer et éprouvé : la Vélodyssée. Fans de Pornic depuis nos précédents séjours dans la petite ville de Loire-Atlantique, on a décidé de faire le tronçon Pornic la Rochelle en autonomie et en camping. Enfourchez vos vélos et partons rouler sur les pistes de la Vélodyssée !

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Qu’est-ce que la Vélodyssée ?

La Vélodyssée est le nom de la partie française de l’EuroVelo 1. Il s’agit d’une véloroute qui permet de joindre Roscoff (nord de la Bretagne) et Hendaye (sud du pays basque) à vélo (avec 80% du trajet sur des voies protégées) sur 1300km, plus ou moins près de la côte Atlantique.

Le tracé de la Vélodyssée

Comment avons-nous préparé notre voyage à vélo ?

Notre article « comment préparer votre voyage à vélo sur la Vélodyssée » répondra à toutes vos questions (à venir).

L’équipe

Nous sommes partis à 5 : Elle, Numéro 3, la frangine, le beau-frère et moi.

L’idée était d’être en autonomie, donc de prendre avec nous les tentes et tout le matériel de camping afin de profiter au mieux de cette expérience au grand air.

Le trajet, les étapes, les campings

Nous avons choisi un tronçon réalisable en une semaine, à partir d’une petite ville que nous apprécions particulièrement : Pornic. A l’aide du site de la Vélodyssée, nous avons préparé nos étapes, en utilisant les points de départ et d’arrivée suggérés. Trop fastoche !

Caitlyn Target Practice GIF by League of Legends

 

Voici les étapes avec le kilométrage et les campings (tout est détaillé dans la suite de l’article) :

  • Pornic – Bouin 23km ; camping à la ferme de la Grande Réjouie
  • Bouin – Fromentine 32km ; camping Grand-Corseau Fromentine
  • Fromentine – Saint-Gilles-Croix-de-Vie 29km ; camping la Padrelle Saint Hilaire de Riez
  • Saint-Gilles-Croix-de-Vie – Sables d’Olonnes 45km ; camping le petit Paris
  • Sables d’Olonnes – La Tranche sur Mer 41km ; Camping Baie d’Aunis
  • La Tranche sur Mer –  Marans 49km ; camping le Bois Dinot
  • Marans – La Rochelle 20km ; Camping le Verger

Initialement, nous avions prévu d’aller jusqu’à l’île de Ré mais nous avons changé d’avis une fois arrivés à la Rochelle (tous les détails dans la suite de l’article).

L’hébergement

Nous avons réservé les campings à l’avance pour être sûrs d’avoir de la place. Toutefois, une fois sur place, on s’est rendus compte qu’il était assez facile d’avoir un emplacement même sans avoir réservé en amont. C’est l’avantage d’être en tente, le turnover est important.

Le matériel

Chacun est parti avec son vélo :

  • Numéro 3 avec un vtt de chez décathlon + une sacoche guidon + un sac à dos

  • Elle avec son vélo de route Triban (décat’ aussi) sur lequel on a ajouté un porte bagage (récupéré sur un vieux vélo de ville) + 1 sac sur un porte-bagage + une sacoche guidon  + tire-fil Trax fixé sur la tige de selle (système hyper pratique pour tirer un enfant à vélo fatigué, en fait le meilleur avec son système de ressort qui évite les à-coups et permet quand même à l’enfant de pédaler)

 

Conseils pour partir à vélo avec des enfants

Avant de vous dévoiler notre périple jour après jour, voilà ce qu’on peut vous dire avant que, vous aussi, vous partiez à vélo avec vos enfants :

Préparer et se préparer

  • les préparer physiquement : Numéro fait du triathlon, il pratique le sport régulièrement. Malgré cela, on a quand même fait des « entraînements » avec lui les 3 semaines qui ont précédé notre séjour sur la Vélodyssée. Rouler tous les jours 30km pour un enfant de 8 ans, ça n’a rien d’extraordinaire, par contre, sans entraînement, c’est le faire souffrir et le dégoûter du vélo. Commencer à 10km et augmenter petit à petit les distances en variant les parcours : plats, sur chemins blancs, sur piste cyclable, sur routes, avec du dénivelé…
  • les préparer psychologiquement : expliquer l’itinéraire et les conditions de votre voyage à vélo : restez évasifs sur le nombre de kilomètres (surtout avec les ados !), mais détaillez une journée type, les conditions des repas, où vous allez dormir, comment etc…
  • bien préparer le parcours : si cela peut être amusant d’improviser en solo ou en couple, avec les enfants c’est tout de suite plus compliqué. Si vous voulez éviter les crises (de nerfs ou d’angoisse), prévoyez au mieux : le matériel, le parcours, les arrêts, les repas, les lieux où vous allez dormir…
  • partir avec du bon matériel : faire beaucoup de kilomètres c’est bien, les faire avec du matériel pourri c’est l’enfer. Inutile de mettre des sommes astronomiques dans le vélo de votre enfant, mais vérifiez son bon fonctionnement, qu’il soit bien à sa taille, sa position pour ne pas qu’il fatigue vite, la répartition du poids s’il porte des bagages

Prévoir

  • prévoir l’imprévisible et plus ! Se retrouver à 10km de toute habitation avec un pneu crevé sous la pluie, ça n’arrive pas qu’aux autres. Prévoyez les situations les plus pénibles afin de moins les subir si elles adviennent : trousse de secours, chambres à air de rechange, outils, sacoches étanches, ponchos de pluie ou coupe-vent imperméables pour tout le monde
  • installer un dispositif d’aide : on est adeptes du système Trax, mais peu importe la marque ou le système, l’important c’est d’avoir un dispositif d’aide. Si votre enfant est « cuit », s’il a un « coup de mou », vous pouvez le tracter jusqu’à qu’il retrouve l’envie.
  • prévoir des jours de pause : on l’a appris lors de ce périple ; il faut prévoir des journées « off » où les enfants pourront jouer, se baigner, se reposer. L’idéal nous semble être 3 jours de vélo, 1 jour complet de pause. Après, tout dépend de l’enfant, de son âge, de son habitude à rouler mais ça nous semble une bonne base.

Etape 1 : Pornic – Bouin – 23km

Humeur du jour

Excited Conor Mcgregor GIF by UFC

Plage et crêperie avant le départ

Nous rejoignons Pornic en voiture avec les 3 vélos sur un porte-vélos Thule généreusement prêté. Avant d’enfourcher les vélos, on emprunte un petit morceau de notre sentier préféré, le sentier des pêcheries. On fait une halte sur la plage de la Source où Numéro 3 est tout content de se baigner et de construire ses premiers châteaux de sable de l’été.

Plage de la Source, Pornic

Puis, on prend un délicieux repas à la Crêperie de la Source, avec sa vue fabuleuse sur l’océan. Une belle introduction au voyage ! On laisse les voitures sur un parking gratuit non loin de la crêperie. Le soir, quand les vacanciers quittent la plage, il y a plein de places.

La vue depuis notre table. Magnifique non ?

1er tronçon de la Vélodyssée

Après moultes vérifications et essais d’installation, il est temps de monter en selle et de partir pour cette 1ère étape. Le vent est fort et contraire mais le début du parcours est plutôt protégé.

Nous passons à 50m de la plage de la Boutinardière que nous avions particulièrement apprécié lors de notre séjour à Pornic en famille il y a quelques années. Elle ose d’ailleurs une négociation pour s’y arrêter mais on ne peut pas s’arrêter à TOUTES les plages !

lonely sad girl GIF

Moutiers-en-Retz

Moutiers-en-Retz est un joli village où nous ralentissons un peu le rythme. Le bar « la Guinguette » est un endroit sympa pour faire une pause. De là, en quittant sur 100m la Vélodyssée, on peut rejoindre le bord de mer. Nous n’y restons pas longtemps, le vent est si fort que le sable nous cingle les jambes.

Les paysages changent vite et nous traversons maintenant des marais salants.

Lors d’une nouvelle petite pause près d’un petit port, on repère « La maison de l’éclusier » où on se verrait bien dîner.

Le vent fort de face rend les derniers kilomètres pénibles, voire très pénibles.

Camping à la ferme

Nous sommes bien contents d’arriver au camping à la ferme à la Grande Réjouie, un peu avant Bouin.

C’est assez « roots » comme dirait Elle. Emplacements délimitées par des bottes de paille, toilettes sèches, poche à eau pour limiter le gâchis d’eau lors du lavage de dents…

Installation

Avec un vent supérieur à 40km/h, on galère pour installer les tentes. Numéro 3, stressé à l’idée que notre abri puisse s’envoler, s’engage avec entrain dans la mise en place des sardines. Il sera d’ailleurs rapidement remplacé, 3 d’entre elles finissant totalement tordues. Petite surprise, une crevaison lente sur le vélo de la frangine. Probablement un pincement. Une fois celle-ci réparée, se pose déjà la question du repas du soir.

L’installation au camping de la Grande Réjouie
Repas du soir

On réalise qu’on est finalement assez loin du village de Bouin où on avait prévu de manger et vu le vent très fort, on n’a pas trop envie de reprendre les vélos pour aller chercher de quoi se nourrir ou de sortir le réchaud. Heureusement, les propriétaires de la ferme proposent des repas pour les campeurs ou les occupants de la yourte, le produit phare du lieu. 15€ par personne, ce n’est pas donné, mais on s’en satisfait.

Pendant le repas, une autre famille mange avec nous et le garçon est particulièrement casse-pied et désagréable. Ca en devient même gênant, tellement il est chiant ! Devinez qui sort son look de fayot pour nous la faire « olala c’est pas bien de mal parler à ses parents! » ? Numéro 3, évidemment, tout fier de trouver un lascar plus dur que lui !

Digital art gif. A still image of Brendan Fraser, only his eyebrows are moving up and down suggestively.

En guise de digestion, la propriétaire nous fait faire le tour de la ferme afin de découvrir son histoire et les animaux de la ferme et la façon de les élever. Elle évoque un marais au coeur de la propriété où un enfant désobéissant s’était retrouvé en danger. Numéro ne manque pas cet épisode pour faire une leçon de morale à son nouveau faire-valoir.

La nuit se passe bien. Le lever de soleil sur notre campement est plutôt sympa. Néanmoins, nous avons à peine le temps de plier bagage que la pluie s’abat sur nous! Elle me tue du regard jusqu’à l’accalmie tant espérée. Il faut dire que je lui avais promis qu’il ne pleuvrait pas de tout le séjour… Puis nous reprenons la route en vitesse. le vent a forci et laisse présager une journée difficile à vélo.

 

Etape 2 : Bouin – Fromentine – 32km

Humeur du jour

Wind Windy Wednesday GIF by ViralHog

On part de la ferme avec un vent de 50km/h, principalement de face, on galère ! Petit passage à Bouin où nous allons chercher de quoi pique-niquer le midi au marché local.

Bouin – près de la place du marché

Après une courte averse, on passe à la boulangerie la Chocolatine pour compléter notre pique-nique. On hésite à tester ces étonnants croissants aux framboises ou au citron.

Port du Bec et dégustation d’huîtres

Il est midi quand nous arrivons au port du Bec, usés par le vent. Il fait partie des petits ports ostréicoles de la région.
Nous sommes réconfortés par une dégustation d’huîtres qu’on ne peut que vous recommander, bien à l’abri des rafales. En effet, voilà l’occasion de savourer d’excellentes huîtres extra-fraîches à prix réduit (6€ la douzaine!).
Nous reprenons la route. Un petit passage sur un bout de départemental très fréquenté stresse Elle. Il faut dire qu’on est samedi, c’est le jour des arrivées des vacanciers. Nous arrivons heureusement sans soucis à Fromentine.

Le camping Le Grand Corseau

Le camping Le Grand Corseau *** est agréable et proche de la mer et d’une belle plage de sable fin mais l’océan est très agité en cette fin d’après-midi. On se rabat sur la piscine chauffée.
On appréhende un peu la nuit car de nombreuses colos sont installées dans ce sympathique camping. Mais finalement, la soirée est calme et nous dormons convenablement.

Etape 3 : Fromentine – Saint-Gilles-Croix-de-Vie – 29km

Humeur du jour

feel good ok GIF

Le matériel de camping est rangé, les vélos sont prêts. Numéro 3 dit aurevoir à son pote du jour avec qui il a joué au foot une bonne partie de la soirée précédente.
Cette étape entre Fromentine et Saint-Gilles-Croix-de-Vie est très variée.
La 1ère partie passe par des sentiers très sympas à travers la forêt domaniale des Pays de Monts.
On découvre une succession de montées courtes et de descentes qui rendent l’étape très ludique.

Saint-Jean-de-Monts

On arrive assez vite à Saint-Jean-de-Monts et on longe alors la mer. La plage est belle mais on trouve l’endroit un peu trop bétonné.
On jette notre dévolu sur un chouette resto en front de mer où on se régale de crêpes salées (et sucrées!).
Pour la 2ème partie de cette étape, plus de sentiers dans la forêt, maintenant, on roule plus ou moins le long de l’océan à travers des stations balnéaires. On ne peut pas dire qu’on trouve l’endroit très agréable. Nous passons notamment près de « Les mouettes » où il y a certes de nombreux campings, parc d’attraction et plein d’activités mais c’est moche. Voire même très moche.

Incident mécanique

On traverse à nouveau un petit bois et arrivés à Saint-Hilaire, qui semble être un endroit bien plus mignon que ce que nous avons traversé auparavant, à 2 km de notre camping, c’est le drame !
TV gif. Comedic actor Jim Belushi in According to Jim stands with his hand against the trunk of a tree. He whips his face toward the camera in utter shock with his eyes wide and jaw dropped as the shot zooms in on his expression.
Au moment de traverser sur un passage piéton, je ressens une secousse inhabituelle et un bruit de ferraille se fait entendre : l’axe de ma roue arrière s’est rompu, laissant la cariole (Carlita de son petit nom) au milieu de la route !
Je dois donc attendre que le reste de la troupe puisse déposer toutes les affaires au camping et que le beau-frère revienne pour installer la cariole sur son vélo. Je roule tout doucement avec mon axe cassé, ma roue pouvant se détacher à tout moment !
Michael J Fox Shock GIF by Back to the Future Trilogy

Camping de la Padrelle

On arrive finalement tous au camping de la Padrelle **. Celui-ci est plutôt petit et un peu bizarre, au milieu de quelques immeubles bas et de pavillons. Il n’y a pas de haies entre les emplacements ou rarement. Cependant, l’espace sanitaire est bien fait et propre. Et surtout, il n’est pas cher et est bien situé, tout près d’une très jolie plage, la Plage des Bussoleries.

La plage des Bussoleries

Un peu inquiets concernant la réparation de mon vtt, on recherche sur le net et ouf, un magasin spécialisée en VAE est ouvert à St-Gilles-Croix-de-Vie le lundi matin. Si tout va bien, notre planning ne devrait pas être trop chamboulé.
Installation des tentes faite, on se dirige vers la plage des Bussoleries.
Il s’agit d’une belle crique et contrairement à la majorité des plages vendéennes, il y a ici des vagues, des rochers et des paysages qui font plus penser à ce qu’on pourrait voir le long d’un sentier breton que sur une plage près de Saint-Jean-de-Monts.
Alors certes, le sable est loin d’être fin, il y a des cailloux voire des rochers dans l’eau mais on est drôlement bien sur cette petite plage. Les balades à faire sur les sentiers environnants sont très sympas avec de magnifiques vues sur l’océan.
Du Belvédère Arrondeau, à quelques centaines de mètres de là, on a un très beau panorama sur la Corniche vendéenne. Et on peut admirer le trou du diable qui fait même penser à l’Islande !
Comme un petit air de l’arche de Gatklettur à Arnarstapi, non ?
A noter qu’à marée basse, on découvre un bassin artificiel à droite de la plage, une sorte de piscine de mer.
Un camion à pizza stationne ce jour au camping, on en profite pour faire une soirée pizza coca sur la plage. Et c’est plutôt sympa !

Etape 4 : Saint-Gilles-Croix-de-Vie – Sables d’Olonnes – 45km

Humeur du jour

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Petit dej et cuissard enfilés, le groupe se scinde en deux : les filles s’occupent de ranger le campement pendant que nous jouons les mécanos. Je prends le vélo d’Elle pour effectuer les 3.5km qui séparent notre camping de l’Atelier E-vélo à Saint-Gilles-Croix-de-vie. 

J’achète l’axe en question et on en profite pour faire installer une potence plus haute et courte sur le vélo d’Elle. 

Nous revenons au camping et nous voilà prêts à repartir, à peine plus tard que prévu. Bon, une crevaison pour cause de valve sectionnée  nous retarde encore un peu mais nous partons de bonne humeur, et presque à l’heure, en direction des Sables d’Olonnes.

Saint-Gilles-Croix-de-Vie

On ne va pas faire durer le suspense, cette petite bourgade a été un de nos gros coups de cœur du séjour. Les abords sont sauvages, en tout cas la partie entre la plage des Bussoleries et le 1er port. De belles balades partent de ci de là, notamment du phare de Grosse Terre qui se trouve encore sur la commune de Saint Hilaire de Riez.

Sur les 1ères plages, on voit de nouveau ces piscines artificielles de mer, une belle initiative qu’on aimerait voir plus souvent. Cela permet aux enfants d’être dans un endroit sécurisé à marée basse pour nager.

Au 1er plan, une des piscines de mer de Saint-Gilles-Croix-de-Vie

Nous traversons assez rapidement la petite ville et ses jolies petites maisons blanches en ne ratant pas le port de pêche, le port de plaisance, le centre-ville, la tour Joséphine, le grand phare et la maison des pêcheurs que nous vous conseillons de visiter (environ 1h).

Nous prenons un repas rapide au centre puis nous enchaînons avec la plus belle étape de notre passage sur la Vélodyssée.

 

De magnifiques vues sur l’océan

Tout au long de cette étape très agréable, les belles vues sur l’océan se succèdent.

Les marais salants

Puis, le paysage change complètement, on se retrouve au milieu des marais. La piste ondule agréablement sur le chemin des Avocettes qui fait la jonction entre la forêt et les anciens marais salants.

Au détour d’une petite route, on tombe sur un figuier dans la plupart des fruits dépassent du mur. S’arrêtant immédiatement à la vue des figues déjà mûres, Elle grimpe sur une fragile construction. Mais une fois rassasiée, elle n’arrive plus à descendre de son perchoir ! La voilà punie pour sa gourmandise et Numéro 3 ne se prive pas pour lui balancer ses plus belles moqueries avec son tact et sa discrétion habituelle !

Les Sables d’Olonnes

On rentre « dans le dur » en arrivant sur les Sables d’Olonnes. Nous avons inclus un passage au Décathlon pour pouvoir acheter une nouvelle chambre à air et un autre axe de roue suite aux réparations de la matinée.

Petite crise de Numéro 3 ; nous totalisons 3 heures de vélo depuis ce matin et même si nous avons fait de nombreuses pauses, depuis que le paysage n’est plus aussi joli, ça devient long et difficile. « Alors c’est ça les vacances pour vous ? Passer son temps sur le vélo, pédaler toute la journée pour finir au Décathlon ? » Toujours les mots justes pour faire culpabiliser ses parents celui-ci !

angry tv show GIF by CBBC

Après une barre céréales chocolatée, ça va un peu mieux.

On repart vers notre camping. Pour ne pas dégoûter notre garçon, Elle utilise le tire-vélo Traxx et le tracte pendant un bon moment. Heureusement, les voies vélo sont sécurisées car nous traversons toute la ville des Sables d’Olonnes, depuis la zone commerciale jusqu’à la sortie de la station pour rejoindre le camping « Le Petit Paris« . Pour bien corser la fin de l’étape, il faut grimper une montée bien raide avant d’arriver au camping. On a dû entendre 20 fois « Mais on arrive dans combien de temps dans ce fichu camping ? » pendant celle-ci !

Le camping est agréable, les emplacements ombragés et bien délimités et petit bonus, une piscine lagon très sympa. Toutes les difficultés de l’étape sont vite oubliées après une bonne demi-heure passée dedans !

La piscine lagon du camping le Petit Paris

Suggestions

Pour cette étape, notre planning a été un peu décalé à cause des réparations à faire. Voici ce que nous vous suggérons de faire pour profiter au mieux de cette partie de la Vélodyssée :

  • partir du camping de la Padrelle tôt le matin
  • rouler jusqu’à Saint-Gilles Croix de Vie, s’y promener
  • continuer l’étape et déjeuner à La Normandelière à la sortie de Bretignolles-sur-Mer (établissement de qualité avec vue sur l’océan)
  • pause sur la plage
  • rouler jusqu’aux Sables d’Olonnes
  • prendre le temps de visiter le quartier de l’île Penotte où l’artiste Dan Aubrin a recouvert les murs du quartier de superbes fresques de coquillages.

 

Etape 5 : Sables d’Olonnes – La Tranche sur Mer – 41km

Humeur du jour

TV gif. Tom from Tom and Jerry, exhausted, fluffs a large red floor pillow before flopping down onto it face-first.

5ème jour de vélo de suite, la fatigue commence à se faire sentir. Les douleurs aux fesses aussi !
Nous suivons des chemins blancs le long de jolis champs de tournesol.
A mi-parcours, nous nous arrêtons sur une belle plage. Il y a un peu trop de vent pour se baigner mais nous barbotons dans les flaques laissées par la marée basse.
Le midi, nous allons à Jard-sur-Mer « centre » pour trouver un endroit sympa où manger.

Le reste de l’itinéraire est un peu difficile pour tout le monde après ces 5 jours de vélo et quasi 3 heures tous les jours. On a le droit à une mémorable crise d’Elle qui, sur un chemin blanc légèrement montant, s’arrête soudainement et balance son vélo dans le fossé ! « Ben quoi, je vous avais dit que je voulais m’arrêter ! »

Une petite pause permet à chacun de reprendre ses esprits et de retrouver un peu de motivation pour finir l’étape.

Moralité, n’hésitez pas à faire de nombreuses pauses !

On décide donc de repousser les réservations de camping suivantes d’un jour afin de rester 2 jours à la Tranche-sur-Mer au lieu d’un. Nous installons donc notre campement un peu mieux que d’habitude au camping La Baie d’Aunis ****.

Camping à la Tranche

La piscine est chouette et étonnamment peu fréquentée. La mer est toute proche. Par contre, nous étions proches de la rue qui borde la mer, ce qui nous a valu pas mal de bruits pendant la nuit.

Durant ses 2 jours, Numéro 3 apprend à faire la vaisselle, rien que pour ça, c’était bien de s’arrêter à la Tranche-sur-Mer un peu plus longtemps que prévu !

On a un peu le temps de se promener à la Tranche, entre le sympathique centre-ville et le bord de mer qui devient un peu plus sauvage dès qu’on s’éloigne de la plage principale.

On passe un bel après-midi sur cette plage centrale, livrant notamment une magnifique production de sable avant que l’océan ne l’engloutisse malgré tous nos efforts.

Partir de la Tranche-sur-Mer sans manger un bon repas à base de produits de la mer aurait été dommage. On voulait trouver un resto proposant des crustacés et on a déniché la perle rare près du camping : le Panier de Monsieur Auguste. Certes il n’est pas placé en bord de mer mais on s’est tous régalés. Une adresse que l’on vous recommande si vous aimez les plateaux de fruits de mer !

Après ces 2 jours mêlant balades, repos, plage et gastronomie, nous sommes fin prêts pour poursuivre notre chemin sur la Vélodyssée!

 

Etape 6 : La Tranche sur Mer –  Marans 49km

Humeur du jour

The Rock Comedy GIF by Baywatch Movie

C’est la plus grosse étape de notre périple. Nous partons en pleine forme et nous prévoyons une pause déjeuner à St-Michel-en-Herm.

Le début de l’étape est très sympa, une agréable piste cyclable nous dévoile quelques belles vues sur l’océan.

Puis on bifurque vers le nord à travers le marais Poitevin.

Saint-Michel-en-Herm

Cette petite ville est une jolie surprise. Un petit supermarché nous permet de nous préparer un pique-nique rapidement, que nous dégustons sur une table avec bancs placée entre la supérette et l’entrée de l’Abbaye Royale. Celle-ci est malheureusement fermée le temps de midi. Si vous êtes plus matinaux que nous, vous pourrez peut-être la visiter ! On peut juste jeter un œil au parc.

Juste après la place centrale qui rend hommage au rugby, on découvre l’église du XIXème.

A noter l’autel en marbre, classé monument historique.

On reprend notre route sur de longs chemins blancs rectilignes. Heureusement, on a un petit vent favorable qui nous permet de garder une bonne moyenne à travers ces paysages quelque peu monotones.

Marans

On arrive tout poussiéreux à Marans. On longe la Sèvre Niortaise et on découvre, après un passage sur les jolis petits quais de la ville, son clocher atypique en verre et en aluminium brossé.

Source wikipedia ; attribution https://commons.wikimedia.org/wiki/User:Thierry46

Il nous reste un tronçon délicat voire dangereux à parcourir le long de la route principale qui permet de rejoindre le camping. Beaucoup de circulation, on fait un petit bouchon et on arrive finalement au camping.

 

Le camping du Bois Dinot

Quelle belle surprise que ce camping municipal du Bois Dinot de Marans ! D’abord, on a pu remarquer qu’il se situe à quelques centaines de mètres de vendeurs de fruits et légumes. Ensuite, il jouxte la piscine municipale. Et on apprend qu’en plus, les touristes qui dorment au camping ont un accès gratuit à celle-ci ! On décide d’ailleurs d’en profiter avant même d’installer le campement. Un peu de détente après 3 heures de vélo nous fait du bien.

En s’installant, on constate à quel point ce camping a un charme fou. Une belle petite maison fait office d’accueil. A l’arrière une salle commune où s’abriter s’il pleut, mais on peut aussi y cuisiner ou s’installer tranquillement pour lire.

Un autre grand espace couvert regroupe des tables pour manger et des jeux pour les enfants. Le matin, le boulanger local y propose pain et viennoiseries.

Les emplacements sont grands et plats, les sanitaires propres. Comme son nom l’indique, le camping est au cœur d’un très joli bois que nous parcourrons le lendemain. Des hébergements sont proposés : chalets, lodges, campétoiles et cabadiennes. La majorité des occupants sont des cyclistes. Peu de voitures, peu de bruit, que demande le peuple ? Oui, effectivement, Numéro 3 me suggère une demande, qu’il y ait un peu moins de moustiques ! Il est vrai que nous étions en bordure de bois et en soirée et au petit matin, nous avons été quelque peu piqués.

L’aire de jeux se trouve sur un ancien vélodrome

Le bois Dinot

Le lendemain matin, nous décidons de faire une petite promenade dans le bois Dinot. Ce bois tient son nom de M. Jean-Baptiste Dinot, ancien maire de Marans au XIXème siècle. Dans son testament, il indiquait vouloir léguer sa propriété à la commune. Celle-ci fut alors transformée en camping. Un parcours botanique est fléché à travers ce bois. Une belle promenade qui est également instructive grâce aux nombreux panneaux explicatifs disposés sur le tracé. La balade est charmante, serpentant à travers des sentiers habilement tracés, agrémentés de quelques passages de fossés par des ponts en bois.

Après ce moment bucolique, il est temps de reprendre la route pour notre dernière étape qui doit nous mener à la Rochelle.

Etape 7 : Marans – La Rochelle – 20km

Humeur du jour

Tour De France Cycling GIF by franceinfo

Cette dernière étape est courte et agréable. A part la traversée de Marans, on longe le canal quasiment tout le long sur une piste cyclable protégée.

Nous pique-niquons sur le terrain d’un ancien camping.

On arrive rapidement au camping le Verger qui se trouve près de Dompierre-sur-Mer, à l’est de la Rochelle.

Le Verger

Ce dernier camping nous plaît bien.

Les emplacements sont grands, l’accueil est sympa. Un foodtruck passe tous les soirs, c’est italien ce soir, nickel.

Nous montons la tente aussi rapidement que l’on peut pour avoir le temps de visiter la Rochelle pendant l’après-midi et rentrer pour le dîner.

 

La Rochelle

Nous prenons le bus pour rejoindre la Rochelle. L’arrêt est à 300m du camping.

Le centre-ville

Une bonne ambiance se dégage de cette ville. Un peu difficile de savoir pourquoi exactement. Les boutiques sympas et originales peut-être, ou la jolie architecture ? Ou encore l’agréable balade sur le port de plaisance ? Bref, quoi qu’il en soit, on s’y sent bien à la Rochelle.

Après la longue rue commerçante devenue piétonne, on arrive à la tour de la Grosse Horloge.

Il s’agit d’une ancienne porte datant de l’enceinte primitive de la ville. Elle abrite une cloche et une horloge. Elle est classée au titre des monuments historiques depuis 1978.

Une fois passés dessous, on arrive au port de plaisance de la Rochelle.

On flâne en direction des fameuses 3 tours.

Les 3 tours

La Rochelle est un port de commerce depuis le XIIème siècle. Pour la protéger, des fortifications ont été édifiées autour de la ville à cette même époque.

La tour Saint-Nicolas et la tour de la Chaîne permettaient de réguler et protéger l’entrée du port. La 3ème tour, la tour de la Lanterne était un phare, ce qui était plutôt rare au Moyen-Âge.

On peut monter sur l’enceinte médiévale pour atteindre la tour de la Lanterne, la plus haute des 3 tours, culminant à 55m. On découvre de jolies petites maisons bâties au niveau de ces fortifications.

Les arcades

On retourne vers le centre. De nombreuses arcades donnent un petit surplus de charme aux rues de La Rochelle. C’est aussi, à nouveau, la marque de cette grande cité commerçante. Les arcades permettaient en effet de proposer des marchandises aux passants sans tenir compte des intempéries.

Des arcades, nous en verrons de nouveau au sein d’un magnifique édifice : l’hôtel de ville.

L’hôtel de Ville de la Rochelle

On tombe dessus par hasard, mais heureux hasard. Cet hôtel de Ville est superbe !

L’extérieur et l’enceinte font penser à un château-fort, même si les chemins de ronde et les machicoulis sont un peu trop finement ciselés pour une place forte.

A l’intérieur, cette impression de finesse et de raffinement se confirme : on est bien dans un bâtiment gothique de la fin de la Renaissance.

Un petit détail inattendu, une statue d’Henri IV dans une des tours

Malheureusement, on doit rentrer avec le dernier bus et on ne peut pas prendre autant de temps que l’on souhaiterait pour visiter la Rochelle.

 

Dernier repas compliqué

On prend donc ce dernier bus et on rentre vers 20h au camping. Et là, pas de chance, le foodtruck qui est pourtant bien là, ne sert plus aucun repas quand nous arrivons, faute de matières premières.

Il ne nous reste qu’une alternative : commander des pizzas que l’on mangera sur les tables communes mises à disposition par le camping. Après 2 heures d’attente, le livreur arrive après 22h. Le camping, occupé par beaucoup de cyclistes comme nous, est déjà plongé dans le silence pendant que nous mangeons nos pizzas.

Ce silence, malheureusement, ne sera plus de mise le lendemain matin, le camping étant entouré par 2 chenils.

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Retour à Pornic

Nous avions envisagé, avant le départ, de poursuivre jusqu’à l’île de Ré. Cependant, le temps prévu pour les jours à venir est très médiocre. Nous changeons donc d’idée car, après une semaine de vélo, passer 2-3 jours sous la pluie sur les pistes cyclables et en camping, cela ne nous emballait pas trop.

Nous décidons donc de revenir sur Pornic en train et de passer une journée, sur la route du retour, au Puy du Fou (voir notre article complet sur ce parc d’attractions).

 

En bref, la Vélodyssée de Pornic à la Rochelle

Alors, que retenir de cette expérience d’itinérance à vélo à travers la Vendée ?

Points positifs :

  • des paysages variés : plages, corniches, marais, champs…
  • des campings tout au long du parcours
  • de bons restos, notamment de fruits de mer
  • un parcours plutôt bien fléché
  • des pistes sécurisées et bien aménagées
  • on a réussi à ne pas s’entre-tuer !

Points négatifs :

  • des étapes un peu longues ou trop de jours de suite sans repos (la faute à l’organisateur… Shame on me !)
  • quelques portions avec des passages dangereux sur la route
  • beaucoup de chemins blancs, prévoir le matériel en conséquence

Nous allons renouveler l’expérience probablement l’année prochaine. Le Tour de Bourgogne nous tente bien et nous allons apprendre de nos erreurs : moins de jours de vélo consécutifs et des arrêts de 2 jours pour pouvoir se reposer et avoir le temps de visiter les points d’intérêt locaux.

6 Comment

  1. Bonjour et merci pour ce récit très inspirant ! Je compte faire le même périple avec mon fils de 10 ans au mois d avril. On a déjà parcouru la Loire à vélo le canal de la Bourgogne. Nous avons parcouru environ 40 km par jours. Mais ce sont des itinéraires très plats ! J ai peur que la velodysse soit plus compliqué qu en pensez vous ? Et y a t il beaucoup de routes dangereuse assez fréquentées a longer ? Merci pour votre retour !

    1. Merci pour votre sympathique retour. Numéro 3 avait 8 ans quand nous avons fait la Vélodyssée. Il a tenu le coup, je pense qu’à 10 ans ça ne posera aucun souci si le vélo possède des vitesses et s’il sait les gérer. C’est plus le vent qui peut rendre les choses difficiles que le dénivelé.
      Il y a effectivement quelques routes fréquentées à emprunter. Difficile de trouver un trajet aussi long sans route à partager. Cela reste toutefois minoritaire.

      1. Merci beaucoup pour votre retour !
        Ça me paraît faisable donc je vais relire votre blog plus en détail !
        Merci et je vous souhaite plein de nouvelles aventures !

    2. Merci beaucoup pour votre retour !
      Ça me paraît faisable donc je vais relire votre blog avec attention !
      J ai encore une question, pourriez-vous m’expliquer ce qu’est un chemin blanc ?
      Merci et je vous souhaite plein de nouvelles aventures !

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